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"Terres rares" : l'UE va soutenir 46 projets supplémentaires pour sortir de la dépendance à la Chine
information fournie par Boursorama avec Media Services 09/10/2026 à 13:50

Il y a tout juste un an, la Chine avait imposé des restrictions à ses exportations qui "avaient le potentiel de mettre à l'arrêt des chaînes de production entières" en Europe, a rappelé la Commission.

( AFP / RODGER BOSCH )

( AFP / RODGER BOSCH )

Assurer la "puissance industrielle" de l'Europe : l'UE a annoncé soutenir 46 projets supplémentaires d'extraction, de raffinage ou de recyclage de "terres rares" et autres métaux stratégiques, pour réduire sa dépendance à la Chine qui contrôle en grande partie ces matières premières essentielles.

"La survie de nos industries doit dépendre de nos propres choix , de nos propres capacités et de notre propre puissance industrielle", a déclaré à la presse vendredi le vice-président de la Commission européenne Stéphane Séjourné, chargé de l'Industrie.

Il y a tout juste un an, la Chine avait imposé des restrictions à ses exportations qui "avaient le potentiel de mettre à l'arrêt des chaînes de production entières" en Europe, notamment dans l'automobile ou les éoliennes, a-t-il rappelé, d'où la nécessité pour l'Europe de renforcer et diversifier ses chaînes approvisionnements, en développant des projets sur son propre sol.

Les nouveaux projets sont situés dans 16 pays (dont 6 en France). 8 portent sur l'extraction minière, 11 sur le raffinage et 19 sur le recyclage, et les autres associent plusieurs de ces activités.

Les terres rares sont des éléments métalliques devenus essentiels pour des pans entiers de l'économie, en particulier l'industrie automobile, les énergies renouvelables, le numérique ou la défense.

La Chine a développé un quasi-monopole sur leur raffinage, et avait imposé l'an dernier des restrictions sur ses exportations, renforçant les craintes des Européens quant à la sécurité de leurs approvisionnements, avant de les suspendre dans le cadre d'un accord avec Washington.

Procédures accélérées

Lithium, nickel, cobalt, manganèse ou magnésium, et aussi des "terres rares" servant à la fabrication d'aimants permanents : les projets choisis par la Commission devraient aider l'UE à atteindre ses objectifs de renforcement de ses propres approvisionnements.

Ils s'ajoutent à 47 autres projets au sein de l'UE, plus 13 menés dans des pays tiers, qui avaient été sélectionnés l'an dernier.

Selon Stéphane Séjourné, les pouvoirs publics européens ont déjà mobilisé 2 milliards d'euros de financements pour aider ces initiatives.

Si leur mise en œuvre est parfois jugée trop lente, il assure que 25 des premiers projets sélectionnés ont achevé leurs études d'impact environnemental et 17 ont obtenu des permis de construire, grâce à une procédure accélérée.

L'UE joue en outre les entremetteuses entre fournisseurs et clients industriels, pour aider la filière européenne à décoller.

"Il y a des mines qui ouvrent, des usines qui se construisent, des financements signés et des chaînes de valeur qui émergent", a assuré Stéphane Séjourné, qui prévoit déjà le lancement d'un nouvel appel à projets d'ici la fin de l'année.

4 commentaires

  • 14:36

    Je préfère un projet qui tient la route que 46 qui battent de l'aile


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