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Suisse: l'inflation a décéléré en 2025 pour revenir à 0,2% en moyenne
information fournie par Boursorama avec AFP 08/01/2026 à 09:57

( AFP / FABRICE COFFRINI )

( AFP / FABRICE COFFRINI )

L'inflation en Suisse a nettement décéléré en 2025 pour se limiter à 0,2% en moyenne sur l'année, contre 1,1% en 2024, sous l'effet d'une baisse au niveau des prix des produits importés, a annoncé jeudi l'office fédéral de la statistique (OFS).

Les prix des produits importés ont reculé de 1,6% alors que ceux des produits fabriqués en Suisse ont augmenté en moyenne de 0,7% durant l'année, indique l'OFS dans un communiqué.

Dans le détail, les prix ont été tirés vers le haut par les loyers des logements, le chocolat ainsi que les repas dans les restaurants et cafés. Mais les prix de l'électricité, de l'essence, des médicaments et des voitures d'occasion ont diminué, freinant l'inflation.

Pour le mois de décembre seul, l'inflation s'est chiffrée à 0,1% sur un an et a stagné en variation mensuelle par rapport au mois de novembre en raison d'une diminution des prix pour les forfaits de voyages internationaux, les médicaments et divers légumes, contrecarrée par une hausse dans l'hôtellerie, précise l'OFS.

En 2022, la Suisse n'avait pas échappé à la vague d'inflation déclenchée par les tensions dans les chaînes d'approvisionnement après la pandémie de Covid-19 et par le choc de l'invasion de l'Ukraine sur les prix de l'énergie.

Mais cette vague d'inflation n'avait pas été aussi forte que dans l'Union européenne ou aux Etats-Unis et avait été rapidement maîtrisée notamment grâce à la force du franc suisse qui atténue la pression au niveau des prix des produits importés.

Elle s'était chiffrée en moyenne à 2,8% en 2022, mais avait ensuite reflué à 2,1% en 2023, puis à 1,1% en 2024.

De nombreux économistes avaient même fini par s'inquiéter du recul trop rapide de l'inflation en Suisse, qui avait démarré l'année à 0,4% en janvier 2025 et avait ensuite continué de fléchir.

En mai, l'inflation était ponctuellement tombé en terrain négatif, à -0,1%, faisant craindre que la banque centrale n'en vienne à renouer avec sa politique du taux d'intérêt négatif, comme cela avait été le cas entre 2015 et 2022.

Lors de sa réunion trimestrielle de juin, la banque centrale avait toutefois opté pour un taux d'intérêt à 0%. Les mois suivants, l'inflation s'était modestement redressée, allégeant la pression sur la banque centrale qui a maintenu son taux directeur à 0% sur la seconde moitié de l'année.

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