Le navire, anciennent connu sous le nom de "Bella 1", avait depuis été renommé et placé sous pavillon russe. Il a été saisi à la suite d'une opération menée par les forces armées et garde-côtes américains à travers l'Atlantique, avec l'appui logistique britannique.
Le pétrolier Bella 1 (depuis renommé Marinera), dans le détroit de Singapour, en mars 2025 ( AFP / HAKON RIMMEREID )
Quelques heures après l'opération spectaculaire des forces militaires américaines, qui ont pris le contrôle du pétrolier Marinera en plein Atlantique Nord après une traque en haute mer de plusieurs jours, le ministère de la Défense britannique a annoncé mercredi 7 janvier avoir apporté un soutien "opérationnel" aux Etats-Unis dans la saisie du navire. "Les forces armées britanniques ont fourni un soutien opérationnel planifié (...) aux forces militaires américaines qui ont intercepté le Bella 1 (rebaptisé récemment Marinera, ndlr) dans le détroit entre le Royaume-Uni, l'Islande et le Groenland, à la suite d'une demande d'assistance des États-Unis" , a indiqué le ministère dans un communiqué.
Concrètement, les Britanniques ont fourni aux Américains l'accès à au moins une base aérienne, la Royal Air Force a procuré une surveillance aérienne, et un navire ravitailleur "a apporté son soutien aux forces américaines lorsque celles-ci poursuivaient et interceptaient" le pétrolier, a encore détaillé le ministère. Selon plusieurs sources de renseignement en source ouverte, un avion patrouilleur P-8A Poseidon, spécialisé dans la lutte anti-sous-marine, a notamment été déployé sur zone.
Poursuivi depuis le 21 décembre dernier
"Aujourd'hui, nos forces armées britanniques ont fait preuve de compétence et de professionnalisme en soutenant l'interception réussie par les États-Unis du navire Bella 1", s'est félicité John Healey, le ministre de la Défense, cité dans le communiqué. Il a ajouté que le Royaume-Uni "continuera à intensifier son action contre les activités de la flotte fantôme afin de protéger (sa) sécurité nationale, (son) économie et la stabilité mondiale". L'opération s'est déroulée en "conformité avec le droit international", a précisé le ministère.
L'opération américaine dans l'Atlantique Nord est intervenue quelques heures après des informations de presse selon lesquelles la Russie avait envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter le pétrolier. Le Bella 1, son nom d'origine, est sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l'Iran et le groupe chiite libanais Hezbollah. Rebaptisé depuis peu Marinera et battant désormais pavillon russe, il se trouvait mercredi en début de journée dans la zone économique exclusive de l'Islande, après une traversée de l'océan Atlantique dans les eaux internationales, selon les données de suivi maritime de Bloomberg . Il était poursuivi depuis le 21 décembre par les garde-côtes américains alors qu'il était en route pour le Venezuela, dans le cadre du blocus de Washington visant des pétroliers liés à ce pays. Il ne transportait officiellement pas de cargaison, selon le site spécialisé TankerTrackers.
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