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Rubio en Grèce pour appeler à défendre la civilisation occidentale
information fournie par AFP 07/10/2026 à 08:50

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, à gauche, salue son homologue grec Giorgos Gerapetritis, le 7 octobre 2026, à Athènes en Grèce ( AFP / Aris MESSINIS )

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, à gauche, salue son homologue grec Giorgos Gerapetritis, le 7 octobre 2026, à Athènes en Grèce ( AFP / Aris MESSINIS )

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio poursuit mercredi en Grèce une tournée européenne éclair, où il entend discuter avec cet allié clé de la sécurité régionale et énergétique dans un contexte de fortes tensions provoquées par les guerres en Iran et en Ukraine.

Arrivé la veille au soir à Athènes, en provenance d'Islande, M. Rubio doit rencontrer les dirigeants grecs dont son homologue Giorgos Gerapetritis, ainsi que le Premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis dans le cadre d'un "dialogue stratégique" entre les deux pays membres de l'Otan.

Les guerres en Iran et en Ukraine ont mis en exergue la fragilité des voies d'approvisionnement en énergie et la Grèce se positionne pour être un hub clé dans le sud-est de l'Europe, notamment pour le transport de gaz naturel.

Mais le temps fort de son déplacement en Grèce doit être un discours que le secrétaire d'Etat américain prononcera mercredi soir sur le site antique de Pnyx, colline qui fait face à l'Acropole et berceau de la démocratie occidentale, a-t-on indiqué dans son entourage.

Le secrétaire d'État "prononcera un discours depuis le berceau de la civilisation occidentale, où il appellera les Américains et les Européens à s'unir pour un grand renouveau de l'esprit occidental – un héritage qui s'étend d'Athènes et de Rome à la chrétienté, jusqu'à la fondation de la République américaine", a déclaré à des journalistes accompagnant M. Rubio le sous-secrétaire d'État aux affaires publiques, Dylan Johnson.

Conflits d'intérêt

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, à gauche, et son homologue grec Giorgos Gerapetritis, le 7 octobre 2026, à Athènes en Grèce ( POOL / Mark Schiefelbein )

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, à gauche, et son homologue grec Giorgos Gerapetritis, le 7 octobre 2026, à Athènes en Grèce ( POOL / Mark Schiefelbein )

"Il mettra en garde contre le fait qu'une trop grande partie de notre civilisation a oublié ces qualités essentielles, et exhortera nos alliés à travers l’Occident à se joindre aux États-Unis pour rejeter le déclin, défendre notre patrimoine commun et affronter ensemble une nouvelle ère de rivalité entre grandes puissances", a-t-il dit.

Le président démocrate Barack Obama avait prononcé un discours historique en 2016 à l'Acropole sur la défense de la démocratie.

En février, en marge de la Conférence sur la sécurité de Munich, M. Rubio avait dénoncé le déclin de l'Europe, qu'il estimait notamment menacé par une immigration massive, et appelé le Vieux continent à défendre la civilisation chrétienne.

Plus de 2.000 manifestants, selon la police, se sont rassemblés dans le centre d'Athènes mardi soir pour protester contre la visite du secrétaire d'État américain.

La place de Syntagma devant le Parlement a été bouclée à la circulation tandis que des milliers de policiers étaient mobilisés en raison des mesures de sécurité renforcées dans la capitale grecque, selon des photographes de l'AFP sur place.

Par ailleurs, la visite en Grèce de M. Rubio intervient alors que la presse américaine s'est fait l'écho ces derniers jours de possibles conflits d'intérêts impliquant l'ambassadrice des États-Unis en Grèce, Kimberly Guilfoyle, ex-fiancée de Don Jr, le fils du président américain, et ex-épouse du gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom.

Dans des lettres adressées au secrétaire d'État, des élus démocrates dont la sénatrice Jeanne Shaheen ont demandé des explications sur des informations de presse, révélées notamment par le Wall Street Journal, selon lesquelles elle aurait menacé que les États-Unis pourraient user de leur influence pour faire pression sur le gouvernement grec, citant expressément dans ses conversations le cas de la Roumanie.

Le quotidien américain a affirmé que lors d'un dîner avec des responsables grecs en mars, l'ambassadrice avait pris l'exemple de la Roumanie pour démontrer que les États-Unis pouvaient amener à des changements de gouvernements en Europe.

1 commentaire

  • 09:30

    Les Américains, pas plus que les Russes, ne sont de beaux exemples de ce que peut produire la civilisation occidentale mais ils s'y réfèrent parce qu'ils ont vraiment peur des Chinois


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