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Réindustrialisation : "Il va y avoir de très belles carrières dans toutes les verticales de l'industrie", assure BPIfrance
information fournie par Boursorama avec Media Services09/08/2022 à 11:09

Le directeur général de BPIfrance, Nicolas Dufourcq ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Le directeur général de BPIfrance, Nicolas Dufourcq ( AFP / LUDOVIC MARIN )

"Le nautique, le nucléaire, la chimie, la microfluidique" sont parmi les secteurs qui recrutent le plus, selon le directeur général de BPIfrance, Nicolas Dufourcq, sur RTL ce mardi 9 août.

Face à la désindustrialisation du pays, la banque publique d'investissement BPIfrance a été chargée depuis 2013 d'enrayer le phénomène. Son directeur général Nicolas Dufourcq, était sur RTL ce mardi 9 août.

Il a lancé un appel, notamment à la jeunesse. "Il va y avoir de très belles carrières dans toutes les verticales de l'industrie", a-t-il assuré, citant notamment, parmi les secteurs qui recrutent le plus, "le nautique, le nucléaire, la chimie, la microfluidique". "Les besoins de recrutement sont importants partout et à tous les niveaux de compétences", a néanmoins précisé Nicolas Dufourcq.

Le patron de la BPI a plaidé pour les nouvelles entreprises qui sont "nativement décarbonées, vertes", en accord avec les problématiques de climat de la société. Selon lui, c'est un terrain qui "correspond aux besoins de pas mal de jeunes, qui ont besoin de métiers de la tête et de la main", a-t-il ajouté.

Les start-up commencent à créer des filières industrielles

Selon, Paul-François Fournier, directeur exécutif chargé de l'innovation à BPIfrance fin juin dernier, au premier semestre 2022, 25 nouveaux sites industriels ont été inaugurés en France par des start-up et PME innovantes, contre 18 durant toute l'année 2021. Ce chiffre, issu du tout premier observatoire des start-up mis en place par la banque publique d'investissement, montre que des "signaux positifs" existent et qu'une "nouvelle vague de start-up" grandissent suffisamment pour "commencer à construire des usines", a-t-il déclaré à l'AFP.

Il "faut être très prudent", a-t-il dit, "il y a encore beaucoup de chemin à faire" pour arriver à tenir l'ambition du plan d'investissement France 2030, lancé en 2021 lors du précédent quinquennat, qui prévoit de créer "100 usines nouvelles par an" dans des domaines de rupture technologique, d'ici à 2030. Mais le vivier est en train de grandir. Selon BPIfrance, il existe actuellement 1.600 start-up à vocation industrielle en France, dans toutes les régions. Et 67% ont leur siège en dehors de l'Ile-de-France. Six cents d'entre elles ont déjà levé plus d'un million d'euros en fonds d'amorçage permettant de financer le transfert de technologie entre la recherche de laboratoire et la construction d'un premier démonstrateur.

Autres chiffres illustrant le développement d'un écosystème de start-up industrielles : alors qu'en 2013, le pays comptait seulement 3 start-up ayant levé plus de 20 millions d'euros pour financer leur développement, elles étaient 113 en 2021, a souligné Paul-François Fournier. "Pour ce qui est des levées de fonds supérieures à 100 millions d'euros, il n'y en avait eu aucune en 2013, et il y en a eu 29 en 2021", a-t-il ajouté.

Au total, 83 start-up ont répondu à l'appel à projet "construction d'une première usine", dont les fonds sont issus du plan France 2030.

3 commentaires

  • 09 août13:10

    "Le patron de la BPI a plaidé pour les nouvelles entreprises qui sont "nativement décarbonées, vertes", en accord avec les problématiques de climat de la société."-----> en gros, traduisez, pour une réindustrialisation woke : Échec assuré.