Il faut "une prise en charge collective de ces territoires-là", car "si on laisse faire le marché", les zones où les assureurs se sont retirés vont se multiplier.
Pascal Demurger à Paris, le 15 janvier 2019. ( AFP / ERIC FEFERBERG )
Face à la multiplication des risques et la possibilité de voir apparaître des zones "non assurables", le directeur général de la Maif, Pascal Demurger, a plaidé vendredi 28 août pour une "régulation" qui prévoit une "mutualisation" entre assureurs dans les régions les plus exposées.
"Si jamais on ne fait rien, si on laisse juste le marché faire, alors oui, demain, il y a un vrai risque que des assureurs se retirent des zones les plus exposées parce qu'elles ne sont pas rentables", a mis en garde le patron de l'assureur mutualiste, interrogé sur TF1 .
Il estime qu'"il faut une régulation, il faut une mutualisation entre tous les assureurs, une prise en charge collective de ces territoires-là", a-t-il précisé, dans le cadre d'une discussion sur l'indemnisation des victimes d'incendies.
Pascal Demurger co-préside le mouvement patronal Impact France, qui se veut soucieux de l'impact social et environnemental de leurs entreprises, et organise vendredi ses "Universités d'été de l'Économie de demain". Plusieurs candidats à l'élection présidentielle y participent.
Interrogé sur une baisse des charges pour que les entreprises puissent augmenter les salaires, question discutée jeudi soir lors du débat entre les candidats à l'élection présidentielle organisé par le Medef, Pascal Demurger s'est montré sceptique. "Je ne suis pas sûr que si la fiscalité diminuait, les salaires augmenteraient automatiquement. (...) Je n'en suis vraiment pas convaincu, en tout cas pas dans toutes les entreprises, c'est clair", a-t-il commenté.
Salaires, héritages, surtaxe...
"En revanche, oui, il y a un sujet de niveau de salaires et notamment des bas salaires. Il y a un sujet de charge salariale, de CSG, de CRDS qui pèsent sur les salaires, et de répartition de la charge fiscale entre les salaires et ce qu'on appelle la rente", a-t-il souligné.
Ainsi, il estime que la nécessité de plus taxer les héritages "dépend du montant , évidemment un héritage à X millions ou dizaines de millions d'euros, oui il y a un sujet à regarder", car autrement "on transmet les inégalités de génération en génération". En revanche, "les petits héritages je crois qu'il ne faut pas y toucher".
Le patron de la Maif s'est également montré favorable à une surtaxe d'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, que le gouvernement envisage de poursuivre dans le budget 2027. "C'est normal que (...) tout le monde contribue. Et les grandes entreprises comme les autres. On ne peut pas tout faire peser sur le contribuable, les particuliers, les ménages", a-t-il souligné.
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