Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Référendum italien : la probable victoire du "non" n'inquiète plus les gérants

H24 Finance pour Boursorama02/12/2016 à 09:29

Certains gérants affichent leur intention d'augmenter leurs paris financiers sur l'Italie en cas de victoire du "non" au référendum.

L'ouverture des marchés sera très surveillée lundi 5 décembre au lendemain du référendum italien. Depuis le vote britannique en faveur du Brexit, les analystes et gérants soulignent régulièrement les risques liés à cet événement pour les marchés. Mais depuis quelques semaines, le ton semble changer.

Les Italiens se rendront aux urnes dimanche pour se prononcer sur l’acceptation ou le rejet d’un projet de réforme constitutionnelle proposé par le gouvernement de Matteo Renzi, visant notamment à rendre le système politique italien moins instable et à réduire le nombre de sénateurs.

Un nouveau vote « pro » ou « anti » système

L’événement est attendu depuis plusieurs mois par les investisseurs, qui savent que l’issue du vote est a priori risquée pour les marchés en cas d’un nouveau vote « antisystème » en Europe, après le vote en faveur du Brexit en juin, qui avait déclenché deux journées de panique boursière.

Déjà au cours de l’été, de nombreux analystes et gérants affichaient leur prudence en anticipant une fin d’année volatile à cause des échéances politique aux Etats-Unis et en Italie.

À la différence du Brexit et de l’élection américaine, une victoire du « non » au référendum ne serait pourtant pas une surprise : celle-ci semble même clairement se dessiner à en croire les derniers sondages parus à la mi-novembre, même si de nombreux électeurs se déclaraient encore indécis.

Ainsi, selon une récente note d'Amundi AM rédigée par l'équipe de la recherche économique, la probabilité d’une victoire du "oui" au référendum italien ne serait que de 5% : la victoire du "non" semble donc déjà actée pour certaines sociétés de gestion.

Forte probabilité d’une démission de Matteo Renzi

Pour les marchés, les craintes autour du référendum sont surtout liées au risque de démission du Premier ministre Matteo Renzi. Ce dernier avait en effet annoncé dans un premier temps qu’il démissionnerait en cas de victoire du "non" au référendum, avant d’essayer de changer de discours.

La démission du Premier ministre italien serait risquée, car elle laisserait probablement place à une instabilité politique alors que la crise du secteur bancaire n’est toujours pas réglée dans le pays. Surtout, une chute du gouvernement déboucherait sur de nouvelles élections potentiellement favorables au Mouvement 5 Etoiles, qui souhaite la sortie du pays de la zone euro.

En somme, « Pour les Italiens, ce référendum n’est pas un référendum pour ou contre la réforme constitutionnelle, mais un référendum pour ou contre Renzi » résume Mario Petrachi de BNP Paribas Investment Partners.

Pour Philippe Ithurbide d’Amundi AM, la probabilité d’une victoire du "non" associée à une démission de Matteo Renzi serait de 75% dimanche prochain. La probabilité d’un "non" sans démission du Premier ministre ne serait que de 20%.

Quelles conséquences en cas de victoire du "non" ?

Anticipant une probable issue défavorable concernant le référendum, les investisseurs ont déjà intégré une partie du risque lié au résultat de l’élection, notamment sur les marchés obligataires, plus sensible au sujet que les marchés actions.

Eliezer Ben Zimra, Gérant Allocation d’actifs & Dettes Souveraines chez Edmond de Rothschild AM, souligne ainsi que les taux d'emprunt de l’État italien sont remontés plus vite que les taux des autres pays de la zone euro au cours des derniers mois. L'écart entre les taux italiens et allemands s'est ainsi élargi : en mars 2016, cet écart était de 1% à 10 ans (1,20% pour le 10 ans italien, contre 0,20% pour le Bund allemand), alors que l'écart est désormais de 1,90% (2,10% contre 0,20% fin novembre).

Pour autant, depuis l’élection de Donald Trump, les investisseurs ont appris que même le scénario du pire pouvait être digéré sans difficulté par les marchés. D’où un récent changement de discours chez les gérants et les économistes.

Ainsi, pour Eliezer Ben Zimra, « Le "non" [ne serait] pas forcément une si mauvaise nouvelle pour les marchés ».

En effet, « Même si Renzi est poussé à la démission, il est peu probable d’assister à la tenue de nouvelles élections, mais plutôt à la mise en place d’un gouvernement technocratique pour assurer l’intérim jusqu’au prochain scrutin prévu en 2018 » explique le gérant d’Edmond de Rothschild AM, qui pense donc que les investisseurs pourraient rapidement relativiser l’événement.

Pour Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques chez Lazard Frères Gestion, « Un "oui" serait sans doute synonyme de rebond boursier » du fait qu’« Il est évident qu’il serait préférable de ramener un certain niveau de confiance dans le pays pour permettre aux banques italiennes de lever les capitaux nécessaires à leur assainissement ». Mais, « Il nous semble peu probable d’observer une dislocation brutale des marchés en cas de victoire du non au référendum » confirme-t-il.

Une opportunité à saisir avant la réunion de la BCE du 8 décembre ?

Au-delà du peu d’inquiétude que semble finalement susciter le référendum italien, certains y voient même une éventuelle opportunité pour entrer sur les marchés.

Pour Eliezer Ben Zimra d’Edmond de Rothschild AM, « Si le "non" l’emporte, nous prévoyons de ré-initier notre exposition à l’Italie dans les différents portefeuilles, là où aujourd’hui nous n’avons plus de position ».

Le gérant rappelle en effet que « La réunion de la Banque centrale européenne se déroulera quatre jours après le référendum italien. Elle annoncera sûrement une extension du programme de rachats de dettes qui devrait servir de support aux valeurs financières ».

À noter que les anticipations du gérant sur les annonces de la BCE du 8 décembre ne sont pas partagées par d'autres intervenants de marché, notamment le courtier Aurel BGC.

En somme, après un bref mouvement de baisse lundi en cas de victoire du "non", les marchés pourraient rapidement reprendre des couleurs à en croire le discours des gérants et économistes. Un tel scénario ne serait pas sans rappeler celui de l’élection de Donald Trump.

 

H24 Finance pour Boursorama

 

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.