Quel coach pourrait être le Luis de la Fuente français ?
La finale Espagne-Argentine qui nous attend dimanche fait part d'un constat : la Roja de Luis de la Fuente est dirigée par un sélectionneur ayant gravi les échelons à l'intérieur même de sa sélection (valable aussi, dans une moindre mesure, pour Lionel Scaloni), confirmant une nouvelle tendance à laquelle l'équipe de France s'opposerait en cas d'officialisation de Zinédine Zidane. Mais au fait, qu'est-ce qu'on a en magasin en France ?
→ Bernard Diomède
Et bah franchement, c’est le plus obvious ! Un CV d’énarque au sein même des équipes de France (passé des U16 aux U19, et actuellement sélectionneur des U20 depuis 2024) à faire pâlir Luis de la Fuente. Voilà maintenant plus de dix ans que Bernard Diomède voit passer les jeunes talents français, dont bon nombre font partie de la génération émergente des Bleus (Maghnes Akliouche, Hugo Ekitike, Warren Zaïre-Emery, Eli Junior Kroupi…) et connaît une flopée de joueurs habitués à la sélection (Aurélien Tchouaméni, Ibrahima Konaté…), tout en devant fréquemment composer avec les clubs qui lui mettent des bâtons dans les roues pour libérer leurs joueurs. Si la gestion des egos en Bleu est une autre inconnue pour lui qui n’a exclusivement coaché qu’en jeunes, Diomède est sans doute aujourd’hui celui qui connaît les équipes de France après avoir vu passer tant de cracks. Bon, le seul hic par rapport à son homologue espagnol se situe au niveau du palmarès. Bah quoi ? Depuis quand le tournoi Maurice Revello et les Jeux méditerranéens ça pèse moins que deux Euros U19 et Espoirs ?
→ Sylvain Ripoll
Lui aussi en a vu passer une paire. Et comme de la Fuente, celui-ci a longtemps été en charge des Espoirs et des mêmes sélections lors des JO de Tokyo, en 2021. Et pas comme de la Fuente, ni Diomède, celui-ci n’a glané aucun titre lors de ses six années de collaboration avec la FFF, avant de retourner à sa Bretagne coacher l’En Avant Guingamp. Est-ce vraiment important, au final ? Et si on s’intéressait davantage, dans ces sélections où les joueurs tournent énormément et où les matchs restent davantage dans les mémoires pour l’éclosion de jeunes talents aspirant à jouer en A que pour les titres glanés ? En tout cas, au niveau du ratio de défaites en Espoirs, Ripoll est de l’acabit du sélectionneur espagnol, avec un pourcentage de défaites presque équivalent (14,5% pour les Bleuets, 12,5% pour la Rojita ). Et puis lui aussi a une revanche – directe – à pr
Par Théo Juvenet pour SOFOOT.com
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