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Votre remboursement d’impôt vient d’arriver ? Avant de le dépenser, mieux vaut réfléchir à la façon dont cette somme peut réellement servir vos finances.
Recevoir un remboursement d’impôt apporte toujours un peu d’air au budget. Selon les situations, la somme versée peut représenter quelques dizaines d’euros ou atteindre plusieurs centaines, voire davantage. Une fois l’argent crédité sur le compte, la tentation de le considérer comme une rentrée exceptionnelle à dépenser rapidement est compréhensible. Pourtant, ce remboursement peut aussi être l’occasion de consolider ses finances ou d’avancer sur un projet laissé de côté. Son utilisation mérite donc d’être réfléchie en fonction de sa situation personnelle, mais aussi de son statut de propriétaire ou de locataire.
Un remboursement d’impôt pour améliorer son logement et réduire son prêt
Pour un propriétaire, cette somme peut d’abord servir à prendre soin de son logement. Les dépenses d’entretien ont souvent tendance à s’accumuler jusqu’au moment où elles deviennent difficiles à repousser : chaudière vieillissante, fenêtres moins performantes, isolation à améliorer, peinture à refaire ou équipement à remplacer. Utiliser tout ou partie d’un remboursement fiscal pour ces travaux permet de limiter le recours au crédit ou de ne pas entamer son épargne habituelle. Certaines améliorations, notamment lorsqu’elles concernent la performance énergétique, peuvent également contribuer à réduire les dépenses courantes tout en préservant l’attractivité et la valeur du bien.
Autre piste pour les propriétaires : se pencher sur son crédit immobilier. Lorsqu’un emprunt est encore en cours, un remboursement anticipé partiel peut permettre de réduire le capital restant dû et, selon les modalités choisies, de diminuer la durée du prêt ou le montant des mensualités. Cette solution n’est toutefois pas automatiquement avantageuse. Il convient de vérifier les conditions prévues par le contrat, notamment l’existence d’éventuelles indemnités de remboursement anticipé, et de comparer le gain obtenu avec ce que cette somme pourrait rapporter si elle était conservée sur un placement. Pour les crédits dont le taux est relativement élevé, l’opération peut néanmoins être intéressante.
Une somme bienvenue pour mieux faire face aux imprévus
Le propriétaire a également tout intérêt à conserver une réserve destinée aux dépenses imprévues liées au logement. Une fuite, une panne de chauffage ou une réparation importante peut rapidement représenter plusieurs centaines ou milliers d’euros. Le remboursement d’impôt peut ainsi venir renforcer une épargne de précaution déjà existante ou permettre d’en constituer une. Cette solution est d’autant plus pertinente lorsque les finances du foyer sont tendues ou lorsque plusieurs travaux risquent d’être nécessaires dans les années à venir. Avant de chercher à faire fructifier cet argent, disposer d’une marge de sécurité reste souvent une priorité.
Pour un locataire, les besoins sont différents mais la logique reste comparable. Une rentrée d’argent ponctuelle peut être utilisée pour bâtir ou compléter une épargne de précaution. L’objectif est de disposer d’une somme facilement accessible en cas de dépense inattendue ou de baisse de revenus. Cette réserve peut notamment éviter de devoir recourir à un crédit à la consommation lorsque survient une réparation automobile, une facture importante ou toute autre dépense non prévue. Lorsque cette épargne de sécurité est déjà suffisante, le remboursement fiscal peut alors être consacré à des projets plus lointains.
Un remboursement d’impôt pour financer ses prochains projets
Un changement de logement, par exemple, entraîne souvent davantage de frais qu’on ne l’imagine. Dépôt de garantie, déménagement, premiers loyers, achat de meubles ou d’équipements peuvent peser lourd sur le budget. Mettre de côté son remboursement d’impôt en prévision d’un futur départ permet donc d’aborder cette étape plus sereinement. Cette somme peut également alimenter progressivement un apport personnel dans la perspective d’un achat immobilier. Même modeste, chaque versement contribue à constituer le capital nécessaire pour couvrir une partie du prix du logement ou les frais liés à l’acquisition.
Enfin, propriétaire comme locataire peut avoir intérêt à commencer par examiner ses dettes avant de décider d’utiliser son remboursement autrement. Lorsqu’un crédit à la consommation, un découvert ou une dette assortie d’un taux élevé est en cours, le réduire peut être plus rentable qu’un placement financier. À l’inverse, si les finances sont équilibrées, qu’une épargne de sécurité est déjà constituée et qu’aucune dépense importante n’est prévue, investir une partie de la somme pour des objectifs de moyen ou de long terme peut être envisagé. Le remboursement d’impôt n’a donc pas une seule bonne destination : l’essentiel est de l’utiliser là où il peut avoir le plus d’effet sur son budget et ses projets.
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