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Présidentielle 2027 : Marine Le Pen largement en tête au premier tour, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe bataillent pour la deuxième place
information fournie par Boursorama avec Media Services 14/09/2026 à 09:14
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Selon cette enquête, les Français attendent de la présidentielle, à 71%, un "vrai changement social et politique". Et une majorité d'entre eux pense qu'il faut transformer la société "en profondeur".

Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Édouard Philippe, Jean-Luc Melenchon, Marine Tondelier à Paris, le 27 août 2027. ( AFP / THOMAS SAMSON )

Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Édouard Philippe, Jean-Luc Melenchon, Marine Tondelier à Paris, le 27 août 2027. ( AFP / THOMAS SAMSON )

La candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, se maintient largement en tête des intentions de vote à l'élection présidentielle de 2027, à plus de 30%, tandis que l'insoumis Jean-Luc Mélenchon et le candidat du bloc central, Édouard Philippe, se disputent la deuxième place, et donc l'accès second tour, selon un sondage Ipsos-BVA, publié dimanche 13 septembre et qui était très attendu car portant sur plus de 13.000 personnes interrogées.

Le leader insoumis est devancé par l'ex-Premier ministre Édouard Philippe lorsque ce dernier est le seul candidat du bloc central. Il arrive en deuxième position dans les autres cas de figure.

Entre 33 et 35% des Français interrogés ont l'intention de voter pour la candidate du Rassemblement national, très largement en tête.

Le candidat Horizons Édouard Philippe n'est qualifié pour le second tour que dans deux cas de figure : s'il est le seul candidat du bloc central, sans Gabriel Attal , face à Raphaël Glucksmann ou face à Olivier Faure, actuellement candidats à la candidature du camp social-démocrate. Dans quatre scénarios testés sur six, Jean-Luc Mélenchon accède au second tour, avec 15,5% à 17% des intentions de vote.

Gabriel Attal, le candidat Renaissance, ne parviendrait au second tour dans aucune des configurations testées pour ce sondage Ipsos-BVA Cesi école d'ingénieurs pour Le Monde, le Cevipof (Science-Po), la Fondation Jean Jaurès et l'Institut Montaigne. Depuis le début de la campagne, Édouard Philippe et Gabriel Attal ont indiqué qu'un rassemblement du bloc central était possible en début d'année 2027, afin qu'un seul d'entre eux porte les couleurs de leur famille politique à l'élection.

Dans ce sondage, Édouard Philippe est donné à 17,5% devant le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon (15,5%) et celui de la sociale-démocratie, s'il s'agit de Raphaël Glucksmann (12,5%). Marine Le Pen est à 33,5% dans ce scénario.

Des Français pessimistes qui veulent du "changement"

L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron obtient également 21% devant le candidat insoumis (16,5%) s'il se retrouve face à Olivier Faure qui, lui, plonge à 5%. Marine Le Pen est, là, donnée à 34,5%.

Jean-Luc Mélenchon se qualifie lui au second tour derrière Marine Le Pen dans les cas où Gabriel Attal est le seul candidat du bloc central. Il se qualifie également dans les cas où Édouard Philippe et Gabriel Attal maintiendraient tous deux leur candidature.

Selon cette enquête, les Français attendent de la présidentielle, à 71%, un "vrai changement social et politique" , contre 51% avant la présidentielle de 2022. Et 54% des Français considèrent qu'il faut transformer la société "en profondeur", 26% le souhaitant "radicalement".

Ils se montrent également assez pessimistes sur l'état du pays. Les Français expriment ainsi de l' "inquiétude" (59%, contre 38% en octobre 2021) de l' "incertitude" (51%) et aussi de la "colère" (30% au lieu de 16%), estimant à 74% que la situation du pays va "se détériorer". Ils n'étaient que 45% à penser cela avant la présidentielle de 2022.

Avec l'expression de tels sentiments "négatifs" et d'une "demande de radicalité" qui n'a jamais été "aussi puissante", la France "coche de nombreuses cases qui la prédispose à une bascule populiste", décrypte le directeur délégué d'Ipsos Brice Teinturier dans Le Monde , en pointant un "effet délétère" de la dissolution de 2024.

Pour autant, "si une culture populiste imprègne de plus en plus le pays, une bascule ne semble pas inéluctable", juge-t-il. Mais elle "oblige les candidats traditionnels à avancer des mesures radicales", ce qui nourrit une "banalisation du populisme en France" et "fragilise les partisans de la démocratie représentative traditionnelle", explique-t-il.

Etude réalisée en ligne entre le 3 et le 9 septembre auprès de 13.060 Français inscrits sur les listes électorales, suivant la méthode des quotas. Marge d'erreur comprise entre 0,2 et 0,9 point.

13 commentaires

  • 15 septembre 09:09

    Il faut vraiment être naïf pour croire à la réussite du RN :: c est bien vrai . le RN comme LFI c 'est l 'aventure et des lendemain à la grec ....


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