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Plus de 25% de la rémunération : l'Inspection générale des finances passe au crible les dispositifs de primes dans la fonction publique
information fournie par Boursorama avec Media Services 13/08/2026 à 14:40
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Les primes occupent une place majeure dans la masse salariale totale des agents l'État, à plus de 76 milliards d'euros en 2025.

( AFP / - )

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Les primes représentent plus de 25% de la rémunération des agents de l'État en 2025, en forte progression ces dernières années. Si elle permettent de compenser les effets de l'inflation pour les fonctionnaires, elles posent la question de l'efficacité budgétaire et ouvre des pistes d'économies pour le gouvernement.

A quelques semaines de la présentation du budget pour 2027, les agents de l'IGF se sont plongés dans un dédale de 543 dispositifs indemnitaires destinés à près de deux millions d'agents publics de l'État. Ces primes ont permis de compenser les effets de l'inflation ces dernières années, relèvent-ils, au détriment de mesures générales sur les salaires réclamées par les syndicats. Ces derniers demandent en particulier l'augmentation de la valeur du point d'indice (qui sert à calculer les rémunérations de base), gelé depuis trois ans, mais à laquelle le gouvernement a fermé la porte provoquant un appel à la mobilisation fin septembre.

Levier privilégié

Les primes occupent une place majeure dans la masse salariale totale des agents l'État (76,5 milliards d'euros en 2025). Entre 2015 et 2025, la part indemnitaire dans leur rémunération est passée d'environ 12 milliards d'euros à 19,1 milliards d'euros, soit plus de 60% d'augmentation.

Elle varie d'un ministère à l'autre, de 19% à l'Éducation nationale à 67% au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères en 2025. La rémunération indemnitaire d'un agent de l'État a augmenté en moyenne de 32,7% entre 2020 et 2025, contre 6,6% pour la rémunération principale sur la même période, détaille le rapport.

Indemnité de résidence à l'étranger (IRE)

C'est le principal gisement d'économies identifié puisque cette prime représente à elle seule 486 millions d'euros par an au bénéfice de 6.299 personnes en 2025, essentiellement des agents du Quai d'Orsay. Il s'agit de la prime la plus élevée par agent parmi celles étudiées par l'IGF.

Un bénéficiaire touche en moyenne 77.000 euros bruts par an pour "compenser (...) les charges liées aux fonctions exercées, aux conditions d'exercice de ces fonctions et aux conditions locales d'existence". Mais le montant de cette prime "dépasse dans certains cas la simple compensation des charges supplémentaires", selon les agents de Bercy, qui recommandent une "évaluation par pays" du panier à compenser pour éventuellement réviser les montants alloués.

Forfait télétravail et mobilités durables

Lancé en 2021 pendant la pandémie de Covid-19, l'indemnité permet de compenser certains surcoûts des agents liés au travail à distance (chauffage, électricité notamment). Elle bénéficie à 243.000 agents pour un coût de 30 millions d'euros en 2025. "La question même du maintien de cette indemnisation se pose dès lors que le contexte a changé depuis sa mise en place", estime toutefois l'IGF, qui suggère d'en revoir le périmètre en distinguant le télétravail contraint de celui choisi par l'agent.

Le forfait mobilité durable bénéficie lui à 231.000 agents de l'État en 2025, pour un coût de 63 millions d'euros. Il avait été mis en place pour favoriser la part des déplacements domicile-travail via des mobilités douces (notamment le vélo).

Aucune donnée sur ces trajets et leurs modalités n'a permis à l'IGF d'évaluer les résultats de cette politique et les auteurs demandent un examen approfondi du dispositif.

Réformer le système de primes

Les auteurs dressent le bilan d'une réforme du système de primes dans la fonction publique de 2014, le RIFSEEP (Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel). Elle a permis de réduire le nombre de primes, passant de 628 à 543 entre 2015 et 2025, relèvent les auteurs qui notent également plusieurs lacunes (manque de partage de données et de transparence vis-à-vis des agents, disparités entre les pratiques des ministères). Mais dispositif a généré des "surcoûts" en raison notamment de la revalorisation de certains régimes indemnitaires.

Plus généralement, l'IGF appelle à limiter la création de nouvelles primes et d'en réduire le volume.

Elle cite 185 primes concernant moins de 100 agents et qui pourraient être fusionnées, un peu plus d'une vingtaine à faible montant (moins de 100 euros par bénéficiaire) et certaines primes anciennes (10% des primes ont été instaurées avant 1970).

7 commentaires

  • 15:33

    ca veut donc dire qu'on paye près de 300 milliards pour des fonctionnairezs en France !!!!!!!!!!
    Un gouffre absolu !!!!!!!
    en tre ca et les migrants + les fraudes au social = la france serait excedentaire !!!!!!!!!!!


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