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Plus d’information sur l’assurance-vie

information fournie par Boursorama avec LabSense 11/03/2020 à 08:30

L’assurance-vie reste le placement préféré des Français et représentait, fin 2019, 1785 milliards d’euros d’encours, dont 1400 milliards en fonds euros. Or ces fonds servent des taux de plus en plus bas, ce qui incite les banques, et l’exécutif, à orienter les épargnants vers d’autres types de placements. Soit vers les fonds Eurocroissance, plus sûrs, ou vers des unités de compte, sans garantie de capital. Dans tous les cas, une plus grande information est nécessaire, et obligatoire depuis 2018, au moment de la souscription d’un contrat d’assurance-vie.

iStock-shapecharge

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Réorientation de l’épargne

Il s’agissait d’une des grandes ambitions de la loi Pacte, adoptée au Parlement au printemps dernier : inciter les français à réorienter leur épargne en direction des PME (petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire). Pour cela, le gouvernement a misé sur les fonds Eurocroissance disponibles sur les contrats multisupports d’assurance-vie en les rendant « plus simples, flexibles et lisibles pour les assurés » selon la formule du ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Ces fonds présentent l’avantage pour l’épargnant d’être plus rémunérateurs que les fonds en euros classiques (en moyenne 3,5 % en 2018 contre 1,4 %) tout en garantissant le capital à terme (entre 8 et 30 ans). Ils représentent donc une alternative crédible aux fonds en unités de compte, plus rémunérateurs encore, mais sans garantie du capital. La loi a également prévu une facilitation des transferts des contrats d’assurance-vie classiques vers des contrats Eurocroissance.  L’exécutif n’est pas le seul à bouder les fonds en euros. Les banques elles aussi, minées par les taux négatifs, ont décidé d’assurer leurs arrières ainsi que ceux de leurs clients en durcissant les conditions d’accès aux fonds en euros tout en bonifiant celles aux unités de compte.

Une fiche d’information standardisée

Tous ces changements impliquent des « questions d’éducation financière et de conseil financier aux particuliers, car la persistance des taux bas nécessite davantage d’information de qualité sur l’optimisation de l’allocation de leur épargne ». C’est ce que l’on pouvait lire dans la note de cadrage, que s’est procuré le site Capital, de la réunion constitutive de la mission d’information parlementaire lancée le 18 février dernier sur le sujet.  Un vaste chantier qui s’inscrit dans le prolongement du document rendu obligatoire depuis janvier 2018 par le règlement européen baptisé PRIIPs. Il impose aux initiateurs de produits d’investissement packagés de détail et fondés sur l’assurance (« Packaged retail and Insurance-based Investment Products » ou « PRIIps ») de publier pour chaque souscription un document d’information clé et de le remettre au souscripteur. Cela afin de l’aider à évaluer au mieux le produit qui lui est proposé ainsi que les coûts, les risques et les rendements éventuels induits. Une des grandes nouveautés du document concerne la mention obligatoire de l’ensemble des frais (de gestion, sur versement, de sortie, d’arbitrage, etc.) qui sont propres à chaque support.

L’alternative

Une autre ambition du gouvernement est d’augmenter l’investissement vers les produits d’épargne retraite, boudés par les Français. Désormais, si vous possédez un contrat d’assurance-vie depuis plus de 8 ans, il est possible de le transférer vers un plan épargne retraite (PER) et de profiter ainsi d’avantages fiscaux.

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