L'ancien chef de l'Etat, François Hollande, à l'Assemblée nationale à Paris le 13 octobre 2026 ( AFP / Thomas SAMSON )
Les forces de l'ordre "ont été débordées", et l'Etat "n'a pas été capable d'assurer partout l'ordre public", a déploré dimanche François Hollande, soulignant qu'il est désormais "essentiel de ramener au plus tôt la paix civile".
"Les forces de l'ordre, dont nul ne peut contester l'extrême difficulté de leur mission et qui ont elles-mêmes été agressées, ont été débordées", a jugé sur X l'ancien chef de l'Etat, soulignant que l'Etat "n'a pas été capable d'assurer partout l'ordre public".
Les maires de Paris, Lyon et de Marseille ont notamment déploré un "manque de moyens" policiers contre les pillages et demandé à être reçus dans les prochains jours par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
"A six mois d’une échéance cruciale pour la France, il est essentiel de ramener au plus tôt la paix civile, de garantir la stabilité du pays et d’assurer l’union des citoyens autour de la République", a par ailleurs jugé François Hollande.
"Il appartient donc aux pouvoirs publics d’ouvrir des négociations sérieuses avec les organisations de jeunesse et avec les centrales syndicales", a ajouté le député de Corrèze, souhaitant qu'elles portent "sur les thèmes qui ont justifié l'ampleur des manifestations", notamment les revendications des lycéens et les craintes des Français sur le pouvoir d'achat.
Dénonçant l'action de "groupes ultra-violents et" de " "pillards déguisés en émeutiers", "à côté de jeunes et de manifestants qui entendaient exprimer leurs revendications", il a appelé à ce qu'ils soient "implacablement condamnés".
Dimanche, la première adjointe PS au maire de Paris, Lamia El Aaraje, a déploré "un manque de moyens" policiers pour mettre un terme aux scènes de pillages constatées samedi jusque dans la nuit dans de nombreux secteurs de la capitale.
Remerciant l'action des forces de l'ordre, l'édile de Lyon Grégory Doucet a demandé que soit établi "un certain nombre de diagnostics, et un certain nombre de leçons", déplorant un "chaos total"."
Le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), a dès samedi "demandé des comptes". "Je veux savoir ce qui s'est passé. Je veux savoir pourquoi, dans cette ville, des gens ont pu impunément casser", a déclaré l'élu.

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