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Pharmacie, biotechnologies, nucléaire... : la recherche publique française championne d'Europe des dépôts de brevets
information fournie par Boursorama avec Media Services 22/10/2026 à 18:49

La France se place par ailleurs à la deuxième place européenne en ce qui concerne le nombre d'entreprises dérivées issues de la recherche, les spin-offs.

( AFP / LEO VIGNAL )

( AFP / LEO VIGNAL )

Le CNRS, le CEA, l'Inserm ou encore plusieurs universités... Les organismes de recherche publique français sont particulièrement actif dans le dépôts de demandes de brevets en 2025, selon des données de l'Office européen des brevets (OEB) publiées jeudi 22 octobre.

Selon l'OEB, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), premier organisme de recherche en France, a déposé 729 demandes de brevets , notamment dans la pharmacie, les biotechnologies et les technologies de mesure. Le commissariat à l'énergie atomique (CEA), "incontournable dans les semi-conducteurs et les énergies bas-carbone", occupe le 3e rang européen, avec 528 demandes, juste derrière la Fraunhofer-Gesellschaft allemande. L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) est à la quatrième place, avec 432 demandes.

Deux universités françaises figurent également parmi les institutions publiques de recherche européennes les mieux classées : l'Université Paris Cité (9e rang) et Sorbonne Université (11e rang) qui "enregistrent une forte dynamique d'innovation interdisciplinaire", note l'OEB.

Entreprises dérivées

"Accélérer le transfert des découvertes scientifiques vers les entreprises est aujourd'hui un enjeu majeur pour transformer les connaissances issues de la recherche publique en innovations concrètes", a souligné Mehdi Gmar, directeur général délégué à l'innovation du CNRS dans un communiqué.

La France se distingue aussi par le nombre d'entreprises dérivées issues de la recherche (spin-offs). Avec un total de 633 spin-offs répertoriées, le pays se classe au deuxième rang européen après le Royaume-Uni.

La grande majorité de ces entreprises (64,5%) se trouve actuellement en phase d'amorçage, franchissant l'étape cruciale entre le prototype de laboratoire et le produit commercialisable tout en recherchant leurs premiers financements. Par ailleurs, 22,4% atteignent le stade d'accélération et élargissent leurs équipes, tandis que 4,1% sont en phase de maturité avancée avec des levées de fonds majeures ou des valorisations dépassant les 500 millions de dollars.

Enfin, 9% ont fait l'objet d'un rachat par des grands groupes, selon l'OEB.

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