par Nidal al-Mughrabi
Dix-neuf Palestiniens dont une mère et ses six enfants ont été tués par des frappes israéliennes dimanche dans la bande de Gaza, selon les autorités de santé de l'enclave, quelques heures avant l'arrivée en Israël du secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, qui espère faire avancer les pourparlers sur une trêve.
La femme et ses enfants ont été tués par une frappe sur une maison de Deir al Balah, dans le centre du territoire palestinien, ont dit les services sanitaires de Gaza.
L'armée israélienne, qui n'a pas fait de commentaire à ce sujet, a dit avoir détruit des lanceurs de roquettes dans la ville de Khan Younès, théâtre d'intenses combats ces dernières semaines, et avoir tué 20 combattants palestiniens.
Les Etats-Unis continuent malgré tout de pousser en faveur d'un cessez-le-feu et d'un accord entre Israël et le Hamas pour libérer les otages capturés par le groupe palestinien lors de ses raids du 7 octobre dans le sud d'Israël, qui ont fait 1.200 morts.
L'offensive déclenchée à cette date par Israël pour "éradiquer" le Hamas de la bande de Gaza a coûté la vie à plus de 40.000 Palestiniens, selon les services sanitaires du territoire.
Les négociations, avec l'Egypte et le Qatar comme pays médiateurs, doivent reprendre au Caire cette semaine, après deux jours de discussions à Doha jeudi et vendredi.
Elles se déroulent sous la menace d'une escalade régionale, l'Iran ayant promis de venger la mort du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh le 31 juillet à Téhéran.
Washington se veut optimiste, tout en reconnaissant que du travail reste à faire. "Nous avons comblé les lacunes qui subsistent de façon à mettre au point un accord que nous pensons désormais prêt à être scellé", a déclaré un haut responsable de l'administration de Joe Biden vendredi à la presse.
Les négociateurs israéliens ont eux aussi fait part samedi de leur "optimisme prudent quant à la possibilité de parvenir à un accord fondé sur la récente proposition américaine", selon le cabinet de Benjamin Netanyahu.
Antony Blinken, qui effectue sa dixième visite au Proche-Orient depuis le 7 octobre, doit rencontrer le Premier ministre israélien et d'autres hauts responsables du gouvernement.
Le Hamas qualifie cependant de "trompeurs" les commentaires optimistes des Américains et accuse Israël d'avoir ajouté de nouvelles conditions et de chercher à saboter les efforts diplomatiques en cours.
Ossama Hamdan, un responsable du Hamas, a déclaré à Al Jazeera qu'Israël exigeait le droit de reprendre les combats même en cas d'échange de prisonniers. "Ils veulent avoir le droit d'attaquer Gaza quand ils veulent", a-t-il dit, alors que le mouvement islamiste réclame un arrêt des hostilités.
(Nidal al-Mughrabi, avec la contribution de Jaida Taha et Humeyra Pamuk, Jean-Stéphane Brosse pour la version française)

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