Près de 49 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche pour le premier tour des élections municipales destinées à désigner les maires et conseillers municipaux de quelque 35.000 communes.
Dans les plus grandes villes, à commencer par Paris et Marseille, l'incertitude domine quant à l'issue du scrutin. Dans la capitale, le candidat de la gauche unie (hors LFI) Emmanuel Grégoire ressort largement en tête devant Rachida Dati (LR, Modem, UDI) qui devra rassembler à droite pour espérer l'emporter.
A Marseille, le maire sortant Benoît Payan est au coude-à-coude avec le candidat du Rassemblement national (RN) Franck Allisio qui rêve d'offrir à la formation d'extrême-droite la seconde ville de France.
Pour se maintenir au second tour, prévu le 22 mars, le candidat doit avoir recueilli plus de 10% des voix. Toute liste ayant recueilli plus de 5% des suffrages peut fusionner avec une autre liste dans l'entre-deux-tours.
L'une des inconnues du scrutin réside donc dans ce jeu d'alliances, à gauche comme à droite, susceptible de constituer des marqueurs à un an de la présidentielle et des législatives de 2027.
La France insoumise (LFI) a appelé à constituer un "front antifasciste" face au RN mais le Parti socialiste (PS) continue d'exclure tout "accord national" avec la formation de Jean-Luc Mélenchon. Le président du RN, Jordan Bardella, qui s'est félicité du succès de ses candidats à Marseille, Toulon ou encore Perpignan, a pour sa part tendu la main "aux listes de droite sincères".
Selon les projections de plusieurs instituts de sondage, la participation finale au premier tour des municipales est estimée entre 56% et 58,5%, en hausse par rapport au précédent scrutin de 2020 (44,5%) bouleversé par la pandémie de COVID-19, mais bien en deçà de 2014 (63,5%).
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris)
00h05 - "Nous devons nous mobiliser et dire 'non' au Rassemblement national", appelle Benoît Payan à MARSEILLE. "Nous ne sommes ni un tremplin ni un marche pied" pour le RN, ajoute-t-il.
"Je ne ferai aucune négociation de couloir, aucune tambouille", indique Benoît Payan alors que le candidat LFI Sébastien Delogu, qualifié au second tour, a appelé à un rapprochement dans le cadre d'une "front antifasciste".
23h08 - "Quel honneur d'être à plus de 10%, plus ou moins, on ne sait pas encore", dit l'eurodéputée Sarah Knafo en campagne à PARIS, se félicitant d'une "percée historique" du parti d'extrême-droite Reconquête dans la capitale et dont la qualification au second tour est incertaine.
"Nos voix peuvent faire gagner la droite (...) Il ne faut pas laisser passer cette chance. Les voix du centre ne suffiront pas à l'emporter, elles devront toutes êtres respectées et représentées pour l'emporter."
22h38 - "Ce n'est pas qu'un résultat, c'est une dynamique", se félicite à LYON Grégory Doucet qui tient tête à Jean-Michel Aulas, qui était pourtant donné favori dans les sondages.
22h36 - A BORDEAUX, le maire écologiste sortant Pierre Hurmic arrive en tête au premier tour avec 27,7% des suffrages, selon une estimation Ipsos Bva CESI Ecole d'ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.
Il est suivi par Thomas Cazenave (Renaissance, Les Républicains et Horizons, 25%) et l'économiste indépendant Philippe Dessertine (19,9%).
22h20 - "Il ne peut pas y avoir de fusion, d'accord avec LFI", martèle Raphaël Glucksmann, co-président de Place publique.
"Je sais que parfois localement c'est extrêmement difficile comme exigence mais il faut impérativement que l'on soit capable de respecter nos principes, de ne pas nous renier. C'est fondamental."
22h17 - "C'est un premier match, nous sommes en train de nous organiser", dit Jean-Michel Aulas, au coude-à-coude à LYON avec le maire écologiste sortant Grégory Doucet.
Une estimation Opinionway pour Cnews, Europe1 et Le JDD crédite l'ancien dirigeant de l'Olympique lyonnais de 36,9% des suffrages juste devant Grégory Doucet (36,3%). La liste LFI menée par Anaïs Belouassa-Cherifi obtiendrait 10,5%.
"Aujourd'hui, quand on regarde ce qui se passe chez nos adversaires, on voit que l'accord de la honte est en train de se mettre en place et je ne pense pas que les Lyonnaises et les Lyonnais aient envie que Lyon soit à l'extrême gauche", déclaré Jean-Michel Aulas.
22h16 - A PARIS, la candidate LFI Sophia Chikirou dit "attendre l'appel" d'Emmanuel Grégoire, faute de quoi elle déposera sa liste pour le second tour.
22h11 - Selon une estimation actualisée pour PARIS d'Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC, Emmanuel Grégoire est crédité de 38,7% des suffrages, Rachida Dati de 24,7%, Sophia Chikirou de 12,1% et Pierre-Yves Bournazel de 11,6%. A l'extrême-droite, Sarah Knafo ne serait pas qualifiée pour le second tour (9,6%).
21h55 - "Nous en appelons à toutes les Marseillaises et tous les Marseillais, rejoignez nous. Unissons-nous pour battre la gauche et l'extrême gauche", dit le candidat RN Franck Allisio, qui dispute la seconde ville de France au maire sortant Benoît Payan.
Selon une estimation d'Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC, Franck Allisio est crédité de 33,6% des suffrages, derrière Benoît Payan (36,7%). La candidate de la droite et du centre Martine Vassal est donnée à 12,7% et le candidat insoumis Sébastien Delogu à 12,4%.
"Le résultat de ce soir est bien plus qu'un score électoral. C'est une promesse", estime Franck Allisio.
"La promesse que demain Marseille devienne le nouvel exemple français, source d'inspiration pour toutes les villes qui souffrent de l'insécurité, de la pauvreté, de la saleté."
21h41 - "La victoire est possible, elle a une exigence, c'est le rassemblement et la mobilisation", plaide Rachida Dati, largement devancée au premier tour par le candidat de la gauche unie hors LFI, Emmanuel Grégoire.
"La division nous affaiblit", lance-t-elle, évoquant les candidatures à droite de Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo.
21h38 - Sébastien Delogu, candidat LFI qualifié au second tour à MARSEILLE, tend la main au candidat socialiste Benoît Payan et appelle à un "front antifasciste" face au RN.
"Nous sommes prêts à nous réunir dès ce soir et à travailler sérieusement à ce rassemblement aux conditions nécessaires d'une victoire face à l'extrême droite."
Nous serons "d'une manière ou d'une autre" au second tour pour battre le RN, ajoute-t-il.
21h34 - La qualification de Sarah Knafo (Reconquête) pour le second tour des municipales à PARIS est incertaine. Selon une estimation d'Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio et une autre d'Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC, elle est créditée de 10,0% des voix.
21h23 - A STRASBOURG, l'ex-maire socialiste Catherine Trautmann (PS) obtiendrait 25,7% des suffrages au premier tour, devant le candidat LR-UDI-Divers droite Jean-Philippe Vetter (24,8%), la maire sortante écologiste Jeanne Barseghian (19,3%) et le candidat insoumis Florian Kobryn (12,5%), selon Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio.
21h20 - A LYON, l'ancien président du club de football de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas (LR, Renaissance, Horizons, MoDem, UDI) est donné à 37% des voix au premier tour, au même niveau que le maire sortant Grégory Doucet (gauche, hors lfi), selon Opinionway pour Cnews, Europe1 et le JDD.
21h15 - A PARIS, la liste gauche unie hors LFI menée par Emmanuel Grégoire arrive en tête avec 35% des voix, devant Rachita Dati (LR, Modem, UDI) à 25%, selon une estimation de Toluna Harris Interactive.
"J'appelle tous les électeurs du camp républicain, du camp du progrès, quel qu'a été leur choix ce dimanche à soutenir la liste que nous portons", appelle Emmanuel Grégoire, prévenant d'un rapprochement entre Rachida Dati et la candidate de Reconquête Sarah Knafo, créditée de 11% des voix.
Cette dernière arriverait en 5e position derrière Pierre-Yves Bournazel (Horizons-Renaissance, 14%) et Sophia Chikirou (LFI, 11,5%).
"Face à la droite extrémisée prête à se corrompre avec l'extrême droite, seule la liste que je conduis peut l'emporter", affirme Emmanuel Grégoire.
21h05 - A MARSEILLE, le maire sortant Benoît Payan (divers gauche) est donné au coude-à-coude au premier tour avec Franck Allisio (RN) à 35,4% des voix, selon Ipsos. Deux autres candidats sont en mesure de se maintenir au second tour: Martine Vassal (droite et centre) et Sébastien Delogu (LFI) obtiendraient tous deux 12,3% des suffrages.
21h03 - "Nous ne participerons à aucune alliance directe ou indirecte, ni avec l'extrême gauche de la France insoumise, ni avec l'extrême droite du Rassemblement national", dit Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale.
20h51 - Olivier Faure affirme que le PS est en tête à Paris et Marseille et exclut un "accord national" avec LFI.
"Au premier comme au second tour, il n'y aura pas d'accord national entre le Parti socialiste et la France insoumise", déclare le Premier secrétaire du PS.
"Je demande aux socialistes de rassembler dans la clarté et de veiller au respect de nos principes et de nos valeurs", ajoute-t-il, laissant planer le doute sur d'éventuels accords locaux.
20h49 - A NICE, Eric Ciotti (UDR, RN) est donné en tête au premier tour avec 41,5% des suffrages, devant son rival Christian Estrosi (Horizons, LR) à 31,8%, selon Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC.
20h42 - "Aucune voix pour LFI", donne pour "seule consigne" Bruno Retailleau, le président Les Républicains.
"Pour le reste, les électeurs sont libres, leur choix leur appartient, il doit être respecté".
20h34 - "Je suis favorable au plus large rassemblement possible pour éviter le retour en arrière" que constituerait une victoire du Parti communiste et de ses alliés insoumis ainsi que pour limiter le score du candidat RN, annonce Edouard Philippe depuis le Havre, où il est donné en tête au premier tour.
20h25 - "Nous tendons la main aux autres listes engagées dans ce scrutin pour permettre partout où la droite et l'extrême droite menacent la constitution d'un front antifasciste au second tour", déclare le coordinateur de La France Insoumise (LFI) Manuel Bompard, appelant à une fusion des listes en mesure de se qualifier au second tour.
"Les appels au désistement des listes de gauche, s'ils étaient suivis des faits, offriraient le chemin de la victoire de la droite et de l'extrême droite", ajoute-t-il.
"C'est l'heure du sursaut populaire."
A ROUBAIX et LIMOGES, la liste menée par LFI est donnée en tête et au coude-à-coude avec le maire socialiste Arnaud Deslandes à LILLE.
20h20 - Deux autres estimations donnent en tête la candidate RN Laure Lavalette à TOULON. Elle est créditée de 40,5% des voix selon Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio et de 39,5% selon Toluna Harris Interactive et ses partenaires M6 et RTL.
20h11 - A LILLE, Lahouaria Addouche (LFI) est au coude-à-coude avec le maire sortant Arnaud Deslandes (PS) avec 27,5% des suffrages chacun, selon une estimation de Toluna Harris Interactive pour M6-RTL. Stéphane Baly (Ecologistes) est donné à 17,1% et Matthieu Vallet (RN) à 10%.
20h05 - "Dans de nombreuses communes, les candidats du Rassemblement national arrive en tête du scrutin ou sont en bonne position pour l'emporter dimanche prochain", assure le président du RN, Jordan Bardella, depuis Beaucaire (Gard) où le maire sortant RN Nelson Chaudon a été réélu. A PERPIGNAN, Louis Aliot serait réélu dès le premier tour.
"Là où nous sommes qualifiés pour le second tour, nous nous maintiendrons", ajoute Jordan Bardella.
"Partout où le contexte local le permet, le Rassemblement national tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendantes et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme."
"Le changement n'attend pas 2027, il commence dès dimanche prochain."
20h02 - Au HAVRE, le maire sortant Edouard Philippe (Horizons), qui a fait de sa réélection une condition à sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, est donné à 43,76% des suffrages. Il devance les listes de Jean-Paul Lecoq (UG, 33,25%) et de Franck Keller (UDR-RN, 15,3%), selon Elabe Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC.
20h00 - A TOULON, la liste menée par la porte-parole du RN Laure Lavalette est donnée à 39,4% au premier tour, devant la maire sortante Josée Massi (LR) à 30,5% et le sénateur Michel Nonnus (LR) 16,6%, selon une estimation Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, Le Figaro et RMC.
A ROUBAIX, la liste menée par le député LFI David Guiraud, proche de Jean-Luc Mélenchon, est donnée à 45% des voix devant celle d'Alexandre Garin (DVD) à 20,1%, Karim Amrouni (DVG, PS, Ecologistes) à 17,2% et Céline Sayah (RN) à 13,2%, selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio.
A NIMES, où le maire sortant Jean-Paul Fournier (LR) ne se représente pas, le candidat Vincent Bouget (gauche unie sauf LFI) est donné à 30,6% des voix, juste devant Julien Sanchez (RN-UDR) à 29,7%, Franck Proust (Les Républicains, Horizons, UDI, Parti Radical) à 19,5% et Julien Plantier (Renaissance, MoDem) à 14,3%, selon l'estimation Ifop-Fiducial.
18h00 - Les premiers bureaux de vote ferment. Ils resteront ouverts jusqu'à 20h00 (19h00 GMT) dans les plus grandes villes.
17h30 - Le taux de participation pour l'élection des conseillers de Paris a atteint 44,01% à 17h00, indique la préfecture de région Ile-de-France sur X, soit onze points de plus qu'en 2020, et 4,4 points de plus qu'en 2014.
17h00 - Le taux de participation s'établit à 48,90% à 17h00, annonce le ministère de l'Intérieur, contre 38,77% il y a six ans lors de la pandémie de COVID-19, 54,72% en 2014 et 56,25% en 2008.
12h00 - La participation à midi atteint 19,37%, annonce le ministère de l'Intérieur, contre 18,38% il y a six ans en pleine pandémie de COVID-19, 23,16% en 2014 et 23,00% en 2008.
08h00 - Les bureaux de vote ont ouvert. Ils fermeront à partir de 18h00 (17h00 GMT) et à 20h00 (19h00 GMT) dans les plus grandes villes.
VOIR AUSSI:
Le POINT sur les élections municipales nL8N4001SX
(Rédaction de Paris)

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