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Migrants: Darmanin appelle les voisins de la France à plus de coopération
information fournie par Reuters25/11/2021 à 09:52

MIGRANTS: DARMANIN APPELLE LES VOISINS DE LA FRANCE À PLUS DE COOPÉRATION

MIGRANTS: DARMANIN APPELLE LES VOISINS DE LA FRANCE À PLUS DE COOPÉRATION

PARIS (Reuters) - Les pays voisins de la France, en particulier la Grande-Bretagne, doivent davantage coopérer dans la lutte contre les réseaux de passeurs, a déclaré jeudi Gérald Darmanin, au lendemain de la mort d'au moins 27 migrants dans un naufrage au large de Calais, l'un des plus meurtriers survenus dans la Manche.

"Nous devons arrêter d'être effectivement les seuls à pouvoir lutter contre les passeurs", a souligné sur RTL le ministre français de l'Intérieur en appelant les autorités belges, allemandes et britanniques "à nous aider à lutter contre des passeurs qui sont eux internationaux et qui se jouent des frontières".

"Ils doivent répondre à nos interrogations judiciaires, ils ne le font pas tout à fait, je l'ai déjà dit plusieurs fois à la ministre britannique" de l'Intérieur, Priti Patel, a-t-il ajouté. Gérald Darmanin doit s'entretenir avec cette dernière ce jeudi.

Dans le sillage de l'appel à la coopération lancé mercredi par Emmanuel Macron au Premier ministre britannique Boris Johnson, Gérald Darmanin a jugé que "la Grande-Bretagne et la France doivent travailler ensemble".

Il a également dénoncé la "mauvaise gestion de l'immigration en Grande-Bretagne" ainsi que l'exploitation des clandestins sur le marché du travail local.

Côté britannique, le ministre de l'Immigration Kevin Foster, a assuré jeudi que le Royaume-Uni était prêt à apporter son soutien sur le terrain et déterminé à collaborer avec la France afin de détruire le "modèle économique" des réseaux de passeurs.

ACCUSATIONS RÉCIPROQUES

"Nous sommes prêts à proposer, littéralement, de dépêcher des moyens humains sur place pour aider et assister les autorités françaises", a-t-il déclaré à la télévision BBC.

"Nous voulons collaborer avec la France et plus largement avec nos partenaires européens (...) pour détruire le modèle économique des associations de malfaiteurs que sont les réseaux de passeurs", a-t-il ajouté, en relayant les positions défendues par Boris Johnson auprès d'Emmanuel Macron dès mercredi.

En dépit des appels à la coopération émanant de Paris et Londres, les tensions n'ont pas tardé à affleurer dans ce dossier, sujet de désaccords récurrents.

Dès mercredi soir, le Premier ministre britannique a appelé une nouvelle fois la France à davantage d'efforts pour empêcher les migrants de tenter de traverser la Manche, demandant que Paris autorise des patrouilles maritimes communes avec les autorités britanniques.

En retour, le président français a invité les autorités britanniques à s'abstenir d'instrumentaliser ce dossier à des fins de politique intérieure.

A Paris, une réunion interministérielle sur ce dossier était en cours jeudi matin à Matignon, a fait savoir le ministre français de la Justice, Eric Dupond-Moretti, sur LCI.

"La Manche ne doit pas être un cimetière, nous avons une réflexion à mener et à l'issue de cette réflexion je pense qu'un certain nombre d'annonces seront faites", a-t-il précisé.

Gérald Darmanin a en outre annoncé l'arrestation dans la nuit d'une cinquième personne soupçonnée d'appartenir au réseau de passeurs impliqué dans ce naufrage, après l'interpellation de quatre suspects dès mercredi.

Interrogé sur France info, Franck Dhersin, vice-président de la région Hauts-de-France, a dit craindre que le bilan réel de ce naufrage ne soit beaucoup plus lourd en raison de la capacité de l'embarcation, d'une cinquantaine de personnes. Il a évoqué la possibilité que cette embarcation ait été percutée par l'un des nombreux porte-conteneurs empruntant l'étroite bande de mer entre la France et la Grande-Bretagne.

(Rédigé par Myriam Rivet, édité par Bertrand Boucey et Jean-Michel Bélot)

2 commentaires

  • 25 novembre11:06

    Demandons aux Pays de l'EST une générosité compassionnelle ...