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Menaces d'annexion du Groenland : la France se dit "solidaire" du Danemark, sous pression de Donald Trump
information fournie par Boursorama avec Media Services 05/01/2026 à 11:00

"Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper", a réaffirmé Donald Trump dimanche.

Donald Trump à Palm Beach, aux États-Unis, le 3 janvier 2026. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / JOE RAEDLE )

Donald Trump à Palm Beach, aux États-Unis, le 3 janvier 2026. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / JOE RAEDLE )

Face aux menaces de Donald Trump d'annexer le Groenland, la France s'est dite lundi 5 janvier "solidaire" du Danemark. "Il ne peut pas y avoir de modification des frontières par la force", a souligné le porte-parole de la diplomatie francaise, Pascal Confavreux, sur la chaîne française TF1 .

L'intervention militaire américaine au Venezuela, qui a mis en exergue l'intérêt de Donald Trump pour les vastes ressources pétrolières du pays, a ravivé les craintes pour le Groenland, convoité par le président américain pour ses importantes ressources minières et son emplacement stratégique. "Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale , et le Danemark ne sera pas en mesure de s'en occuper", a réaffirmé le président américain aux journalistes à bord d'Air Force One dimanche soir.

La cheffe du gouvernement danois Mette Frederiksen a répondu en exhortant les États-Unis à "cesser leurs menaces" sur ce vaste territoire autonome danois, convoité pour ses importantes ressources minières et son emplacement stratégique.

Le "monde de la loi du plus fort"

"Ça suffit maintenant", a réagi le Premier ministre groenlandais dans la nuit de dimanche à lundi après les menaces réitérées du président américain. "Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d'annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international", a écrit sur Facebook Jens Frederik Nielssen.

Le porte-parole de la diplomatie française a estimé que "le droit international n'avait pas été respecté" lors de l'intervention des forces spéciales américaines au Venezuela.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait lui aussi condamné ces dernières heures une infraction au droit international, contrairement au président français Emmanuel Macron qui s'est attiré de ce fait la critique de plusieurs responsables politiques français, notamment à gauche.

"Nous n'allons pas regretter" Nicolas Maduro qui "avait perdu sa légitimité" notamment par sa repression de l'opposition au Venezuela, a poursuivi Pascal Confavreux. Mais il est du devoir de "membres éminents, permanents" du Conseil de sécurité de l'ONU comme la France de dénoncer toute atteinte à la Charte des Nations-Unies, a-t-il souligné.

"On le déplore, on se prépare à cet avènement du monde de la loi du plus fort , mais on ne s'y résoud pas", a déclaré le porte-parole de la diplomatie française.

13 commentaires

  • 05 janvier 14:28

    Oui paldacch on se demande pourquoi les gouvernants européens n'interdisent pas à ces gens de venir en Europe ? Peut-être parce qu'ils sont faibles ? En tout cas si l'agent orange prend possession du Groenland par la force ça va bouger en Europe, le peuple va demander la tête de toutes ces la vet tes VDL en premier ;-) Qu'attend-on d'un point de vue diplomatique pour DECONSEILLER les voyages aux US ? Ce serait pourtant un message fort pour l'hôte de la MB..


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