Aller au contenu principal
Fermer

Manifestation en Tunisie pour demander une élection présidentielle équitable
information fournie par Reuters 12/05/2024 à 13:27
Ajoutez Boursorama à vos sources préférées

Des centaines de personnes ont manifesté dimanche à Tunis pour demander la libération de journalistes et opposants emprisonnés, et réclamer une date pour la tenue d'une élection présidentielle équitable.

La manifestation intervient dans un contexte de crise économique et politique en Tunisie, où une vague d'arrestations a visé des journalistes, des avocats et des opposants au régime en place.

La police tunisienne est intervenue samedi au sein de la Faculté des avocats où elle a arrêté Sonia Dahmani, une avocate connue pour ses critiques acerbes à l'égard du président Kais Saied. Deux journalistes ont aussi été interpellés.

La Commission électorale a fait savoir qu'une élection aurait lieu le moment venu et qu'une date serait fixée, alors que le premier mandat de cinq ans du président touche à sa fin.

Kais Saied est arrivé au pouvoir au terme d'une élection libre organisée en 2019.

Deux ans plus tard, il s’est arrogé des pouvoirs supplémentaires en fermant le Parlement élu et en décidant de gouverner par décret, puis de faire valoir son autorité sur le pouvoir judiciaire, ce que l’opposition qualifie de coup d’État.

Kais Saïed a critiqué ce qu'il a décrit comme une course à la présidence de l'opposition, accusant les candidats potentiels d’être des traîtres et de chercher une protection de l’étranger.

Aux yeux de l'opposition, le climat politique n'est pas propice à la tenue d'élections dans un contexte de restrictions imposées à la presse et d'emprisonnement d'opposants et de militants de premier plan.

"Aujourd'hui, il n'y a pas de climat pour des élections équitables et il n'y a pas de date (...) Les autorités répriment les hommes politiques, les avocats et les journalistes", a déclaré Imed Khemiri, haut responsable du parti Ennahda, membre du Front du Salut qui organise la manifestation. .

"L'assaut contre le siège des avocats hier constitue un dangereux précédent qui perpétue le régime autoritaire", a-t-il ajouté.

Abir Moussa, l'un des candidats à la présidentielle les plus en vue, est en prison depuis des mois, tandis que Mondher Zanaidi a annoncé en France son intention d'être candidat par peur d'être arrêté s'il retournait en Tunisie.

(Reportage de la rédaction tunisienne ; Version française Elizabeth Pineau)

2 commentaires

  • 12 mai 17:38

    Élections réalisées bientôt avec l'assistance de Moscou. Lire le Monde du 4 avril. On connait donc a l'avance les candidats et les résultats...:-)))


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Le président américain Donald Trump pendant le gala de la presse à Washington, le 24 juillet 2026 ( AFP / Mandel NGAN )
    information fournie par AFP 25.07.2026 06:51 

    Donald Trump a multiplié les attaques frontales vendredi soir pour son retour au grand gala de la presse de Washington, réorganisé sous sécurité renforcée trois mois après une tentative d'assassinat qui avait provoqué son évacuation dans le chaos. Dans son style ... Lire la suite

  • Manifestation de soutien aux rebelles houthis à Sanaa, au Yémen, le 22 juillet 2026 ( AFP / Mohammed HUWAIS )
    information fournie par AFP 25.07.2026 06:10 

    Donald Trump a déclaré vendredi qu'il envisageait des bombardements encore plus importants sur l'Iran, au moment où le conflit s'élargit dans la région avec désormais des frappes saoudiennes sur les rebelles houthis au Yémen. Des médias américains ont fait état ... Lire la suite

  • Manifestation de soutien aux rebelles Houthis à Sanaa, au Yémen, le 22 juillet 2026 ( AFP / Mohammed HUWAIS )
    information fournie par AFP 25.07.2026 06:05 

    Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué samedi une attaque de missile dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, après des frappes de Ryad contre une ville portuaire sous leur contrôle. Ces insurgés pro-Iran ont pris pour cible des navires circulant en mer Rouge ... Lire la suite

  • Un partisan du "Parti du peuple des cafards"(CJP) brandit une pancarte à Connaught Place, à New Delhi, le 24 juillet 2026 ( AFP / Sajjad HUSSAIN )
    information fournie par AFP 25.07.2026 05:50 

    Pas d'internet ? Et alors... Dans les rues de la capitale indienne New Delhi où ils exigent depuis six jours la démission du ministre de l'Education, les étudiants indiens assurent n'avoir que faire des coupures d'internet ordonnées par le gouvernement. "Plein ... Lire la suite

Pages les plus populaires