
( AFP / THOMAS COEX )
Si les ménages sont contraints de faire des choix pour faire face à l'inflation, Guillaume Le Cunff, patron de Nespresso, estile que cela ne touchera pas le agé, "plaisir du quotidien".
Avec une inflation à 10,6% en octobre dans la zone euro, le budget des ménages est sous pression aussi bien à la pompe que dans les rayons des supermarchés.
Là où les ménages doivent serrer la ceinture et renoncer à de nombreuses dépenses, la plupart ne taillent pas de manière uniforme dans leurs budgets, et tiennent à conserver leurs plaisirs "du quotidien" comme le café : "Cela reste une dépense du quotidien, un moment de plaisir, un moment pour soi. Et je ne suis pas sûr que les gens ont envie de faire des réductions sur ce moment à soi", a expliqué Guillaume Le Cunff, patron de Nespresso.
Le dirigeant affirme être assez confiant. Pour l'heure, Nespresso n'est pas concurrencé par les marques de distributeurs : "Nous sommes une entreprise dans un environnement qui évolue, qui est confronté à l'inflation", a-t-il déclaré.
"L'idée, quand on doit augmenter les tarifs pour garantir la qualité parce que la chaîne de valeur est soumise à l'inflation, c'est d'être raisonnable, en le faisant là où c'est absolument nécessaire", a-t-il poursuivi.
Nespresso est 20% au-dessus de sa situation pré-Covid
Après une forte croissance l'an dernier, les volumes de ventes de Nespresso ont pourtant reculé de 1,9% sur les neuf premiers mois de 2022, avec une baisse plus significative en Europe.
Guillaume Le Cunff explique que ces chiffres ne sont pas les résultats d'une réelle baisse, mais plutôt d'un ajustement post-covid, après des années 2020 et 2021 qui ont connu un moment d'accélération : "Là, les gens travaillent un peu moins à la maison et ressortent, ce que l'on voit d'ailleurs sur notre branche hors-domicile, où nous récupérons une partie de cette activité qui avait souffert pendant le Covid", a développé le patron de Nespresso.
L'Europe est un marché historique de Nespresso par rapport à l'Amérique du Nord, ce qui explique donc que l'ajustement y soit plus significatif : "La consommation à la maison est en train de se réajuster. Mais aujourd'hui, on est 20% au-dessus de la situation de pré-Covid, c'est-à-dire de 2019", a-t-il révélé.
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