Stéphane Séjourné à Bruxelles, en Belgique, le 4 juin 2025. ( AFP / NICOLAS TUCAT )
"L'objectif est simple, c'est de produire ici en Europe, les composants les plus critiques pour notre sécurité économique", a rappelé le commissaire européen Stéphane Séjourné jeudi 26 février à Bruxelles.
Le "made in Europe" fait l'unanimité. Le commissaire européen Stéphane Séjourné, qui doit présenter la semaine prochaine une proposition de loi très débattue sur le sujet, a assuré que toute l'UE était désormais favorable à cette mesure, même si les discussions se poursuivent sur son ampleur et ses modalités. Les ministres européens de l'Industrie, réunis jeudi 26 février à Bruxelles, "souhaitent tous" que ce texte "soit adopté au plus vite", à condition "qu'il soit bien ciblé et bien proportionné", a résumé le vice-président de la Commission, lors d'une conférence de presse.
"L'objectif est simple, c'est de produire ici en Europe, les composants les plus critiques pour notre sécurité économique", a-t-il rappelé. Cela passera par l'instauration d'obligations de produire en Europe pour les entreprises de certains secteurs jugés stratégiques, comme l'automobile, lorsqu'elles bénéficieront de fonds publics. Ce projet a suscité de vifs débats en Europe ces derniers mois, certains pays et une partie de la Commission s'y opposant notamment au nom du libéralisme économique et par hostilité à toute forme de protectionnisme. Ces désaccords ont contraint l'exécutif européen à reporter à plusieurs reprises la présentation du texte, désormais prévue le 4 mars.
"J'essaie d'avoir un texte le plus ambitieux possible"
Désormais, les États sont convaincus de la nécessité "de préserver des industries stratégiques qui ont vocation à disparaître si nous ne faisons rien", a assuré Stéphane Séjourné, même si les discussions se poursuivent sur les contours de la mesure. Il s'agit d'une part de définir le périmètre géographique du "Made in Europe", plusieurs États, dont l'Allemagne, voulant qu'elle soit élargie à certains pays tiers pour ne pas fragiliser les partenariats commerciaux de l'UE, et d'autre part de se mettre d'accord sur la liste des secteurs industriels qui seront concernés.
"J'essaie d'avoir un texte le plus ambitieux possible, tout en ayant un équilibre entre l'ensemble des sensibilités politiques, géographiques, économiques", a résumé le responsable, un travail qui prend du temps mais qui permettra selon lui de faciliter l'adoption du texte par le Parlement européen et les États membres.
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