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Londres, Paris et Berlin soutiennent l'idée d'une rencontre Zelensky-Poutine
information fournie par Reuters 08/06/2026 à 03:04

(Actualisé avec commentaires de Zelensky)

Les dirigeants britannique, français et allemand ont déclaré dimanche qu'ils soutenaient la proposition d'un dialogue direct entre le président ukrainien Volodimir Zelensky et le président russe Vladimir Poutine en vue de parvenir à un cessez-le-feu, réitérant également qu'ils se tenaient aux côtés de Kyiv.

Dans une déclaration conjointe publiée à l'issue d'une réunion organisée à Londres, à laquelle prenait part également le dirigeant ukrainien, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz ont "salué l'appel lancé" par Volodimir Zelensky pour une fin de la guerre via la voie diplomatique.

Citant la lettre ouverte adressée jeudi par le président ukrainien à son homologue russe, ils ont indiqué que ce "dialogue direct" s'effectuerait "avec la participation active des Etats-Unis et de l'Europe".

Les trois dirigeants, à la tête des pays composant l'alliance sécuritaire dite "E3", ont également "confirmé qu'ils continueraient à se tenir résolument aux côtés de l'Ukraine".

La proposition de rencontre formulée par Volodimir Zelensky a été rejetée par Vladimir Poutine, qui a dit ne pas voir l'intérêt à l'heure actuelle d'une réunion en face à face avec le dirigeant ukrainien. Le dirigeant russe avait déjà refusé par le passé des propositions similaires.

Volodimir Zelensky a déclaré sur le réseau social X à l'issue de la réunion londonienne avoir dit à Keir Starmer que l'Ukraine avait besoin de missiles supplémentaires pour ses systèmes de défense aérienne.

"La Russie ne gagne pas sur le champ de bataille", a écrit par ailleurs le président ukrainien. "Nos frappes à moyenne portée et nos frappes en profondeur limitent de manière significative la capacité (russe) à étendre son agression. Mais il est aussi extrêmement important d'avoir une protection contre les menaces balistiques, que la Russie utilise pour terroriser nos villes et nos communautés".

Keir Starmer, Emmanuel Macron et Friedrich Merz ont rappelé dimanche soir que, pour parvenir à une "paix juste et durable", il était en premier lieu nécessaire que les combats cessent et que l'Ukraine dispose de "garanties de sécurité robustes et juridiquement contraignantes une fois le cessez-le-feu entré en vigueur".

Ils ont déclaré que "la ligne de contact actuelle" devait servir de point de départ aux négociations, rejetant toute modification des frontières internationales par la force, et que les intérêts de sécurité de l'Europe devaient être préservés.

(Dan Peleschuk à Kyiv, Paul Sandle et Kate Holton à Londres; version française Jean Terzian)

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