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LFI à l'extrême gauche: "Ce n'est pas au président de la République de classer ses opposants", répond Bompard
information fournie par AFP 15/02/2026 à 11:26

Le coordinateur de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, le 30 janvier 2026 à Paris ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Le coordinateur de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, le 30 janvier 2026 à Paris ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a affirmé dimanche que ce n'était "pas au président de la République de classer ses opposants politiques", après des propos d'Emmanuel Macron selon lesquels le parti est "à l'extrême gauche".

Le chef de l'Etat "fait du Donald Trump, quand on n'est pas d'accord avec lui on est extrémiste", a ajouté M. Bompard sur LCI.

Le dirigeant insoumis réagissait à des déclarations de M. Macron estimant "qu'il n'y a pas tellement de mystère pour dire qu'ils sont à l'extrême gauche", dans un entretien diffusé dimanche matin sur Radio J.

Début février, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a décidé, dans une circulaire envoyée aux préfets, de compter LFI parmi les formations d'extrême gauche aux élections municipales des 15 et 22 mars.

Une décision vivement contestée par les Insoumis, M. Bompard accusant l'exécutif "d'utiliser ces étiquettes comme un moyen de stigmatisation" - même si de son point de vue ce classement à l'extrême gauche n'est "pas infamant ou insultant (mais) juste faux".

Le dirigeant de LFI s'est également défendu des accusations d'antisémitisme relayées par M. Macron, qui a affirmé que sur ce sujet les Insoumis "contreviennent à des principes fondamentaux de la République" et qu'il y a "clairement des expressions antisémites qui émergent" dans leurs rangs.

"Aucun militant de La France insoumise n'a jamais été condamné pour antisémitisme, aucun d'entre eux n'a jamais eu d'expressions antisémites", a répliqué M. Bompard.

Interrogé sur la volonté du chef de l'Etat d'instaurer une "peine d'inéligibilité obligatoire" pour les élus coupables "d'actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires", M. Bompard a indiqué que les députés LFI pourraient voter une telle loi.

"Plutôt oui", a-t-il répondu, assurant que les Insoumis ne se considèrent "évidemment pas ciblés par cette possibilité, parce que les programmes (et) les propositions politiques que l'on porte sont à l'exact opposé de toute forme de racisme ou de discrimination".

4 commentaires

  • 12:41

    Pauvre malpard, on peut faire une greffe... de cerveau


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