Des ingénieurs du célèbre MIT aux Etats-Unis ont planché sur l'utilisation de bactéries rencontrées communément dans notre environnement pour mettre au point des vêtements de sports techniques et performants. Les résultats sont à la hauteur de leurs attentes.
Les bactéries sont-elles l'avenir de la conception des vêtements de sport ? / iStock.com - Martin Dimitrov
Des bactéries bien connues à l'essai
La pratique répétée voire même intensive du vélo, de la course à pied, du tennis et de tout autre sport individuel ou collectif engendre une hausse de la température corporelle et une sudation importante. Les sportifs amateurs ou chevronnés ont ainsi besoin de vêtements respirants, qui évitent la formation de champignons et l'apparition de mauvaises odeurs et qui peuvent les maintenir au chaud en hiver. C'est en prenant en compte ces besoins essentiels qu'une équipe de chercheurs du célèbre Massachusetts Institute of Technology, plus connu sous le sigle de MIT, a eu l'idée d'associer différentes bactéries avec la fibre des vêtements de sport. Le but : tirer partie des caractéristiques des bactéries pour le confort des sportifs.Et les bactéries génétiquement modifiées pour l'occasion qui ont été mises à l'essai sont en réalité bien connues. Elles sont présentes dans notre environnement quotidien puisqu'il s'agit de Bacilus subtilis (présente dans les sols), E. coli (la bactérie intestinale), Rhodococcus erythopolis, Pseudomonas nitroreducens et Saccharomyces cerevisiae (de la levure de bière).
Des vêtements plus techniques, performants et confortables
Afin de démontrer que les bactéries permettent de développer des attributs techniques intéressants pour les vêtements de sport, les chercheurs du MIT les ont déposées par couches successives en se basant sur la technique d'impression 3D. Et les résultats sont bel et bien à la hauteur de leurs attentes.Le premier effet positif observé est la capacité qu'ont ces bactéries à réguler la température corporelle car elles absorbent l'eau dans un milieu humide et en libèrent à l'inverse en milieu sec. Aussi, un phénomène de respirabilité s'est produit grâce aux bactéries. Le textile développe alors la capacité d'évacuer automatiquement le trop-plein de chaleur et d'humidité généré par le corps. Un mécanisme d'aération automatique en quelque sorte qui apporte beaucoup de confort au sportif.
Et pour aller plus loin encore dans leur expérimentation, les chercheurs ont planché sur la possibilité de rendre luminescente la bactérie E. coli en présence d'humidité, ce qui permettrait aux sportifs d’être vus par temps pluvieux par exemple. Mieux encore, cette même bactérie génétiquement modifiée absorbe les mauvaises odeurs liées à la sudation.
Reste encore à l'équipe du MIT d'améliorer la technique pour que ces nouveaux vêtements de sport débarquent dans les rayons des magasins spécialisés.
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