Aller au contenu principal
Fermer

Les astronautes d'Artémis de retour sur Terre
information fournie par AFP 11/04/2026 à 03:26

La capsule Orion ralentie par ses trois parachutes principaux au moment de son amerrissage dans le Pacifique, le 10 avril 2026 ( NASA / - )

La capsule Orion ralentie par ses trois parachutes principaux au moment de son amerrissage dans le Pacifique, le 10 avril 2026 ( NASA / - )

Les quatre astronautes américains et canadien de la mission Artémis II ont amerri vendredi soir comme prévu au large de la Californie, couronnant une mission-test autour de la Lune parfaitement exécutée par la Nasa un demi-siècle après Apollo.

"Houston, ici Integrity. Nous vous entendons parfaitement", a annoncé le commandant Reid Wiseman après avoir passé la phase la plus périlleuse de la replongée dans l'atmosphère à plus de 30 fois la vitesse du son.

"Quel périple", a lancé l'Américain. Tous les membres de l'équipage vont bien, s'est-il empressé d'ajouter.

Partis le 1er avril de Floride, Reid Wiseman et ses compatriotes Christina Koch et Victor Glover, et le Canadien Jeremy Hansen se sont aventurés plus loin dans l'espace qu'aucun humain avant eux. Ils rapportent des centaines de gigaoctets de données du premier périple lunaire depuis la dernière mission Apollo en 1972.

Photo diffusée le 7 avril 2026 par la Nasa montrant les membres d'équipage d'Artemis II (g-d) Victor Glover, Jeremy Hansen, Reid Wiseman et Christina Koch à bord du vaisseau spatial Orion, le 6 avril 2026 ( NASA / HANDOUT )

Photo diffusée le 7 avril 2026 par la Nasa montrant les membres d'équipage d'Artemis II (g-d) Victor Glover, Jeremy Hansen, Reid Wiseman et Christina Koch à bord du vaisseau spatial Orion, le 6 avril 2026 ( NASA / HANDOUT )

En direct sur plusieurs plateformes, ils sont passés derrière la Lune lundi dernier, immortalisant en haute définition la Terre se couchant derrière une Lune majestueuse, oscillant entre les teintes grises et brunes.

Leur capsule Orion s'est posée dans les eaux du Pacifique, au large de San Diego, ralentie par d'immenses parachutes, à 17H07 locales (00H07 GMT samedi), comme prévu à la minute près par l'agence spatiale américaine.

La Marine américaine est en route pour les récupérer et les ramener à terre, selon un protocole qui n'a pas changé depuis Neil Armstrong.

- "Que le début" -

Soulagement pour les familles des astronautes, ce retour sain et sauf fournit à la Nasa un succès incontestable après des dizaines de milliards de dollars, des années de retard et beaucoup de doutes sur l'intérêt de relancer la conquête lunaire.

"Ce n'est que le début. Nous allons continuer à faire cela avec fréquence, jusqu'à ce qu'on atterrisse sur la Lune en 2028 pour y construire une base", s'est exclamé l'administrateur de la Nasa nommé par Donald Trump, Jared Isaacman.

"Je ne pourrais être plus fier!", s'est ensuite enorgueilli le président américain sur son réseau Truth Social en saluant la "formidable et très talentueuse équipe d'Artémis II".

"Nous allons recommencer, puis passer à la prochaine étape, Mars!", a-t-il lancé.

Photo diffusée par la NASA le 7 avril 2026 de la Lune éclipsant totalement le Soleil, observée depuis le vaisseau spatial Orion, le 6 avril 2026 ( NASA / Handout )

Photo diffusée par la NASA le 7 avril 2026 de la Lune éclipsant totalement le Soleil, observée depuis le vaisseau spatial Orion, le 6 avril 2026 ( NASA / Handout )

Le bouclier thermique d'Orion, qui donnait des sueurs froides à la Nasa après que des morceaux s'étaient détachés pendant la rentrée atmosphère lors d'un test à vide en 2022, a apparemment résisté aux 2.700°C générés par le frottement avec l'atmosphère.

L'agence spatiale avait décidé de continuer avec le même bouclier mais revu la trajectoire pour réduire le risque.

Une décision qui avait fait couler beaucoup d'encre.

"Je vais y penser sans arrêt jusqu'à ce qu'ils soient dans l'eau", admettait récemment Jared Isaacman.

- Objectif 2028 -

Photographie d'un coucher de Terre prise par l'équipage d'Artémis II et publiée par la Nasa le 7 avril 2026 ( NASA / Handout )

Photographie d'un coucher de Terre prise par l'équipage d'Artémis II et publiée par la Nasa le 7 avril 2026 ( NASA / Handout )

Ce vol était un test pour confirmer à la Nasa que sa fusée, Space Launch System (SLS), Orion et ses systèmes sont prêts pour le retour des Américains sur la surface lunaire, avant de futures missions vers Mars.

La Nasa prévoit une nouvelle mission en 2027 qui ne s'aventurera pas jusqu'à la Lune, avant d'envoyer des astronautes sur la surface lunaire en 2028 lors de la 4e mission Artémis, durant la dernière année du mandat de Donald Trump... et théoriquement avant la Chine, qui prévoit d'envoyer ses taïkonautes sur la Lune en 2030.

Mais les experts doutent que les alunisseurs, développés par les entreprises des milliardaires américains Elon Musk et Jeff Bezos, soient prêts pour 2028.

Un Japonais puis un Allemand étaient censés voyager à bord de futures missions Artémis, mais ces places ne semblent plus assurées depuis que la Nasa a changé tout le programme Artémis, et l'Agence spatiale européenne a reconnu devoir négocier pour les maintenir.

Le chef de la Nasa, lui, a répété vendredi soir que les partenaires étrangers restaient indispensables à la suite du programme.

En attendant, l'agence spatiale américaine souhaite à travers Artémis relancer l'intérêt des Américains pour le domaine spatial.

Mais aussi, espérait l'équipage, "permettre le temps d'un instant, de faire marquer une pause au monde", comme l'a dit Reid Wiseman cette semaine.

1 commentaire

  • 10 avril 18:01

    Ce qui a changé depuis les années 60, c'est l'état de la planète, de nos ressources ainsi que les conséquences de cette merveilleuse odyssée. Je ne suis plus aussi enthousiaste et m'interroge.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires