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Lecornu affronte deux motions de censure liées à l'accord UE-Mercosur
information fournie par Reuters 14/01/2026 à 12:13

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu

Le Premier ministre Sébastien Lecornu fait face ce mercredi à deux nouvelles motions de censure du Rassemblement national (RN) et de La France ‍insoumise (LFI) visant à protester contre l'accord commercial entre l'Union européenne (UE) et le Mercosur.

Les Vingt-Sept ont donné leur accord pour la signature de ce traité controversé, malgré l'opposition de la France, ouvrant la ‌voie à sa ratification. Le RN et LFI entendent dénoncer "l'hypocrisie" de la position française sur ce sujet.

"Jamais l'exécutif français ne s'est réellement donné les moyens d’empêcher l’adoption de cet ​accord", est-il indiqué dans la motion déposée par LFI.

Les deux motions seront examinées à ⁠l'Assemblée nationale après la séance de questions au gouvernement prévue à 14h00 (13h00 GMT), avec un premier vote prévu sur celle déposée par LFI - la plus dangereuse ⁠pour le gouvernement de Sébastien Lecornu.

Les ‍socialistes ayant écarté un soutien aux deux motions de censure, celles-ci ⁠ont toutefois peu de chances d'être approuvées. D'autant que les Républicains ne voteront pas la censure sur la question de l'accord UE-Mercosur, Paris s'y étant opposé.

"La motion de censure en France, ça ​n'apporte rien du tout. C'est désormais au Parlement européen que ça va se jouer", a argué mercredi Bruno Retailleau, le président du parti, au micro d'Europe 1/CNews.

Ces motions interviennent alors que le ⁠gouvernement reste par ailleurs embourbé dans de difficiles discussions budgétaires. Les débats sur ​le projet de loi de finances (PLF), dans sa version remaniée par le ​Sénat, ont repris mardi ​à l'Assemblée nationale.

Mardi, la porte-parole Maud Bregeon a reconnu que des "points bloquants" persistaient, notamment sur l'imposition ​des grandes entreprises et la contribution des collectivités ⁠territoriales. Et indiqué que "rien n'était exclu" pour faire adopter le budget, pas même le recours à l'article 49.3 de la Constitution.

Sébastien Lecornu s'est engagé à ne pas recourir à un passage en force à l'Assemblée nationale mais pourrait finalement y être contraint face à l'impasse parlementaire, avec alors la possibilité ‌qu'une nouvelle motion de censure, beaucoup plus à risque cette fois, soit déposée.

Le Premier ministre a tenté vendredi un coup de pression en brandissant la menace d'une dissolution en cas de chute de son gouvernement, avant de tempérer.

"Je ne veux ni de la censure, encore moins de la dissolution. Mon combat, c'est la stabilité et repousser le désordre", a-t-il déclaré samedi au Parisien.

(Rédigé par ‌Blandine Hénault et Zhifan Liu)

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