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Le doute plane sur une reprise des pourparlers irano-américains à l'approche de l'expiration de la trêve
information fournie par AFP 21/04/2026 à 09:39

Une affiche géante représentant le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, le 20 avril 2026 à Téhéran ( AFP / ATTA KENARE )

Une affiche géante représentant le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, le 20 avril 2026 à Téhéran ( AFP / ATTA KENARE )

A l'approche de l'expiration du cessez-le-feu, le doute plane mardi sur une possible reprise des pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis, les deux pays multipliant menaces et déclarations belliqueuses.

Entrée en vigueur le 8 avril, dans une guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient et ébranle l'économie mondiale, la trêve doit se conclure "mercredi soir, heure américaine" a affirmé Donald Trump. L'échéance était initialement prévue dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran.

Une source proche du dossier avait indiqué à l'AFP lundi à la mi-journée qu'une délégation américaine devait décoller "bientôt" vers le Pakistan en vue de nouvelles discussions avec l'Iran. Comme lors des premiers pourparlers du 11 avril, elle doit être menée par le vice-président JD Vance.

Le président américain, qui a jugé "très improbable" une extension du cessez-le-feu dans une déclaration à Bloomberg, est revenu tard lundi sur un point de divergence majeur: le nucléaire iranien.

Un hélicoptère survole la zone rouge d'Islamabad, en prévision des pourparlers de paix américano-iraniens, le 20 avril 2026 au Pakistan ( AFP / Aamir QURESHI )

Un hélicoptère survole la zone rouge d'Islamabad, en prévision des pourparlers de paix américano-iraniens, le 20 avril 2026 au Pakistan ( AFP / Aamir QURESHI )

Les frappes américaines de juin 2025 ont "mené à l'anéantissement complet et total des sites de poussière nucléaire en Iran", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, utilisant comme souvent l'expression "poussière nucléaire" pour désigner le stock d'uranium hautement enrichi de Téhéran. "C'est pourquoi la déterrer sera un processus long et difficile", a-t-il ajouté.

Il avait pourtant promis vendredi que l'uranium hautement enrichi iranien serait rapporté aux Etats-Unis "sous peu", assurant que l'Iran avait accepté de remettre ses stocks. Ce qu'a de nouveau démenti lundi Téhéran, qui nie vouloir se doter de la bombe atomique et défend son droit au nucléaire civil.

"Nous n'acceptons pas de négocier sous la menace et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à abattre de nouvelles cartes sur le terrain", a affirmé sur X le président du Parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf.

L'Iran n'a pas "à ce stade" de "projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n'a été arrêtée à ce sujet", avait fait savoir plus tôt le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, mettant en doute le "sérieux" des Etats-Unis.

- "Beaucoup de bombes" -

Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites avant le terme du cessez-le-feu, "beaucoup de bombes exploseront", a averti Donald Trump sur la chaîne PBS.

Le président américain Donald Trump sur la pelouse sud après son arrivée à bord de Marine One à la Maison Blanche, le 17 avril 2026 à Washington ( AFP / SAUL LOEB )

Le président américain Donald Trump sur la pelouse sud après son arrivée à bord de Marine One à la Maison Blanche, le 17 avril 2026 à Washington ( AFP / SAUL LOEB )

"L'ACCORD que nous concluons avec l'Iran sera BIEN MEILLEUR que (...) +l'accord sur le nucléaire iranien+" conclu en 2015, a-t-il aussi assuré sur Truth Social.

Mais il a réaffirmé qu'il comptait maintenir le blocus sur les ports iraniens "tant qu'il n'y aura pas de +DEAL+" avec Téhéran, affirmant qu'il fait perdre à l'Iran "500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme".

"Au moins 26 navires de la flotte fantôme iranienne ont contourné le blocus américain" depuis son instauration la semaine dernière, a toutefois dénombré lundi la société de données maritime Lloyd's List Intelligence.

A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi pour la première fois depuis plusieurs semaines, la vie a repris son cours, entre cafés bondés, sportifs et promeneurs en nombre dans les parcs.

Un homme nourrit des chats errants dans un parc à Téhéran, le 20 avril 2026 en Iran ( AFP / - )

Un homme nourrit des chats errants dans un parc à Téhéran, le 20 avril 2026 en Iran ( AFP / - )

Le fatalisme et l'épuisement semblent toutefois l'emporter parmi les gens interrogés par une équipe de l'AFP basée à Paris. "Quoi qu'il arrive, les perdants sont le peuple iranien", soupire une biologiste de 30 ans restée anonyme par sécurité.

Saghar, 39 ans, dresse, elle, un tableau "terrible" du pays, qui recense plusieurs milliers de morts dans les frappes israélo-américaines: "il n'y a pas de lumière au bout du tunnel. La situation économique est horrible. Ils (le pouvoir, NDLR) arrêtent des gens pour rien. Les exécutions se multiplient."

- Discussions Israël-Liban -

Les cours du pétrole se repliaient mardi, après avoir de nouveau grimpé la veille en raison du regain de tensions dans le détroit d'Ormuz, passage maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Image tirée d'une vidéo diffusée par le Commandement central américain sur son compte X, le 20 avril 2026, montrant des Marines américains abordant le cargo Touska, battant pavillon iranien en mer d'Arabie, le 19 avril 2026 ( Commandement central américain / - )

Image tirée d'une vidéo diffusée par le Commandement central américain sur son compte X, le 20 avril 2026, montrant des Marines américains abordant le cargo Touska, battant pavillon iranien en mer d'Arabie, le 19 avril 2026 ( Commandement central américain / - )

Il "doit rester ouvert", a insisté le président chinois, Xi Jinping, lors d'une conversation téléphonique avec le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane.

Face au maintien du blocus américain, l'Iran avait annoncé samedi reprendre "le strict contrôle" du détroit, revenant sur sa décision de le rouvrir.

"Le blocus des ports et des côtes iraniennes par les États-Unis constitue une violation du cessez-le-feu et un crime de guerre", a déclaré le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, cité mardi par la télévision d'Etat.

Et Téhéran a promis lundi de "riposter bientôt" à l'annonce de la saisie la veille par Washington du cargo Touska, battant pavillon iranien, dans le golfe d'Oman.

"On ne va probablement pas vers un accord. Chacun fait un blocus à des endroits différents", résume pour l'AFP le chercheur Pierre Razoux.

Sur le front libanais, de nouvelles discussions directes entre Israël et le Liban auront lieu jeudi à Washington, a annoncé la diplomatie américaine. Comme les premières du 14 avril, elles se tiendront au niveau des ambassadeurs.

Des immeubles détruits par des frappes aérienne israéliennes à Nabatieh, dans le sud du Liban, le 20avril 2026 ( AFP / MAHMOUD ZAYYAT )

Des immeubles détruits par des frappes aérienne israéliennes à Nabatieh, dans le sud du Liban, le 20avril 2026 ( AFP / MAHMOUD ZAYYAT )

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties se sont accusées de violer.

Selon un nouveau bilan officiel, 2.387 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

6 commentaires

  • 09:44

    Les intervenants américains déclarent que c'est quelque manquant d'intelligence. Un raté ; qui a enchaîné faillite sur faillite. Que c'est un imposteur, un es. croc.


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