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Le 1er-Mai restera "férié, chômé et payé", le sujet renvoyé à 2027
information fournie par AFP 13/04/2026 à 21:39

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, lors de la session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Paris, le 8 avril 2026 ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, lors de la session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Paris, le 8 avril 2026 ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Le 1er-Mai est le "seul jour férié, chômé et payé", et ce principe "doit continuer": le gouvernement a renvoyé lundi soir sine die la loi permettant d'élargir le travail ce jour-là en France mais promis de revenir sur le sujet avant mai 2027.

"J'ai entendu les inquiétudes des organisations syndicales et je veux être clair, le 1er-Mai n'est pas une journée comme les autres. C'est la journée des travailleurs et des travailleuses, c'est le seul jour férié, chômé et payé. Ce principe général doit continuer à prévaloir même si certaines dérogations sont possibles", a assuré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.

Le ministre s'exprimait à l'issue d'une rencontre qui a duré plus d'une heure avec les représentants des cinq syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC), demandée par Matignon.

"Les professions qui le souhaitent pourront engager des négociations de branche", a-t-il fait valoir. Ensuite, "nous prendrons en compte leurs conclusions pour les sécuriser par la loi, parce que (...) nous pensons qu'une loi sera nécessaire pour amender (celle) existante".

Il a promis d'"apporter une réponse avant le 1er mai 2027 à l'insécurité juridique actuelle".

Depuis vendredi et le rejet tactique de la proposition de loi portant sur le travail le 1er-Mai, syndicats et partis de gauche étaient vent debout contre ce texte et la manoeuvre.

La proposition de loi aurait permis le travail de salariés ce jour férié dans des commerces de bouche de proximité comme les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, fleuristes, mais aussi dans des établissements culturels (cinémas, théâtres).

Grâce à la motion de rejet, le texte pouvait être adopté sans que les députés ne l'aient examiné en première lecture, après une commission mixte paritaire (CMP) finalement écartée par le Premier ministre.

- "Le monde des mythos" -

"Le 1er-Mai 2026 sera un 1er-Mai complètement classique", s'est réjoui le numéro 2 de la CFDT, Yvan Ricordeau, à l'issue de la rencontre.

"La CGT et les organisations syndicales ont obtenu que le gouvernement ne passe pas en force sur le 1er-Mai", a salué la N°1 de la CGT, Sophie Binet. "La loi ne sera donc pas modifiée demain et le 1er-Mai restera un jour exceptionnel, férié et rémunéré."

Et la leader de la CGT s'est félicitée "qu'on ait enfin quitté le monde des mythos de Gabriel Attal pour revenir à la raison".

Car l'ancien Premier ministre et candidat putatif à la présidentielle n'a pas lésiné sur les efforts pour soutenir ce texte, à coups de pétition et de "réels" ou vidéos dans lesquels il tenait des propos quelque peu erronés.

Résultat : son successeur, Sébastien Lecornu a du gérer "une absence de concertation par les promoteurs de la proposition de loi" et "faire avec la situation au Parlement", regrette un conseiller de l'Exécutif.

Côté Renaissance, un cadre rejette, lui, la responsabilité du couac sur le gouvernement: "Ils ont eu un an" depuis les polémiques du 1er-Mai 2025 "pour recevoir les organisations syndicales! Et ils les reçoivent à l’arrache en leur disant d’avance qu’il n’y aura pas de CMP".

Lundi soir, Gabriel Attal a "déploré" la décision du gouvernement et lui a demandé de "donner instruction aux administrations et aux inspections concernées de ne pas sanctionner les artisans qui feront le choix d’ouvrir le 1er mai prochain", dans un message sur X.

Selon la loi, seul le 1er mai est un jour férié obligatoirement chômé et payé. Toutefois, le code du Travail admet aujourd'hui qu'un artisan boulanger ou un fleuriste puisse ouvrir ce jour-là, mais il doit travailler seul ou presque (avec des membres de sa famille non-salariés). A défaut, il risque une amende de 750 euros par salarié concerné (1.500 euros si c'est un mineur).

"Si nous avons obtenu que ce texte ne s’applique pas en 2026, la vigilance et la mobilisation restent indispensables", estime La France insoumise (LFI) dans un communiqué, redoutant que le gouvernement tente "de réintroduire ce texte à tout moment".

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6 commentaires

  • 23:24

    Le pantalon sur les chaussures…


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