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La Suisse contredit l'Ouganda au sujet d'une malade d'Ebola au Nigeria
information fournie par Reuters 23/10/2026 à 14:01

La femme atteinte de la maladie à virus Ebola au Nigeria, épouse d'origine ougandaise d'un diplomate suisse en poste à Abuja, ne s'est pas rendue en République démocratique du Congo (RDC) et a selon toute vraisemblance contracté la maladie pendant des vacances en Ouganda, a déclaré vendredi le gouvernement suisse à Reuters.

La Suisse contredit ainsi les informations fournies par l'Ouganda, qui affirme qu'il n'y a plus de cas de maladie à virus Ebola sur son territoire, frontalier des provinces congolaises les plus touchées par l'épidémie.

Les autorités de Kampala avaient assuré jeudi que la femme, dont la maladie s'est déclarée au Nigeria, s'était rendue dans l'est de la RDC, d'où est partie l'épidémie qui a fait quelque 4.700 morts depuis la mi-mai.

Des cas ont été détectés dans quatre pays — RDC, Ouganda, Kenya et désormais Nigeria —, selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que l'enquête se poursuivait pour déterminer si la patiente au Nigeria avait pu contracter le virus au contact d'un patient tombé malade au Kenya, avec lequel elle a pris un vol entre Entebbe, en Ouganda, et Nairobi.

L'Ouganda avait signalé 20 cas d’Ebola en mai et juin, pour la plupart importés de RDC, mais Kampala n'en a plus mentionnés depuis et l'OMS avait confirmé en août la fin de l'épidémie dans ce pays.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels de personnes infectées, qu’elles soient vivantes ou décédées. La maladie peut provoquer de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée et, dans les cas graves, des hémorragies internes et externes.

La souche rare - Bundibugyo - d'Ebola à l’origine de l'épidémie actuelle tue environ la moitié des personnes infectées et il n'existe pour l'heure ni traitement ni vaccin.

(Rédigé par Robbie Corey-Boulet, avec la contribution d'Olivia Le Poidevin à Genève et d'Ayen Deng Bior à Dakar ; version française Tangi Salaün, édité par Benoît Van Overstraeten)

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