Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, à Strasbourg, le 16 juin 2026. ( AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN )
"Nous verrons si les options désormais proposées bénéficieront d’un soutien plus fort de la part des États membres", qui restent très divisés sur les mesures à prendre, a déclaré devant la presse Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, ce lundi 13 juillet.
La cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, l'a assuré : "tout le monde s’accorde à dire que la situation en Cisjordanie est véritablement intolérable". Ce lundi 13 juillet, les pays de l'Union européenne vont discuter d'une éventuelle interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie .
La Commission européenne a mis sur la table différentes options, dont une interdiction du commerce avec les colonies en Cisjordanie, considérées comme illégales au regard du commerce international. Mais les pays de l'UE restent très divisés sur les mesures à prendre. "Nous verrons si les options désormais proposées bénéficieront d’un soutien plus fort de la part des États membres", a déclaré devant la presse Kaja Kallas, avant le début d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27.
Ces options donnent "davantage le sentiment d'être un peu un os à ronger que réellement une volonté d'aller de l'avant", a déploré le chef de la diplomatie belge Maxime Prévot, qui avec d'autres pays comme l'Irlande, est favorable à des mesures plus fortes contre Israël. En revanche, d'autres, comme la République tchèque, y sont opposés.
Plus de 500.000 colons israéliens en Cisjordanie
Selon des diplomates, la discussion de ce lundi ne devrait pas déboucher sur des décisions concrètes, mais elle permettra de vérifier s’il existe un soutien suffisant pour aller de l’avant. Plusieurs pays de l’UE, dont l’Irlande, les Pays-Bas et l’Espagne, ont déjà imposé leurs propres restrictions commerciales visant les colonies israéliennes en Cisjordanie.
Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. Plus de 500.000 colons israéliens vivent dans ce territoire, à l’exclusion de Jérusalem-Est, aux côtés d’environ trois millions de Palestiniens. Une réunion de la conférence des donateurs aux Territoires palestiniens est prévue ce lundi après-midi à Bruxelles. Quelque 65 délégations doivent y participer, dont l'Autorité palestinienne, qui doit présenter les réformes que l'UE juge indispensables pour la consolider, dans le cadre de la solution à deux Etats qu'elle soutient.
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