Coppelia Moreau, du comité Interfac Ile-de-France, parle à la presse après une réunion avec le préfet de police de Paris, le 16 octobre 2027 à Paris ( AFP / MEHDI FEDOUACH )
La justice administrative a suspendu en urgence l'arrêté de la préfecture de police de Paris interdisant une manifestation organisée jeudi par l'Interfac Ile-de-France, qui regroupe des étudiants d'assemblées générales d'universités, entre la Pitié-Salpétrière et Bastille à partir de 14H00.
"L'arrêté est suspendu", a déclaré le juge des référés du tribunal administratif de Paris à l'issue de l'audience, sans entrer dans le détail de la motivation de sa décision, a constaté une journaliste de l'AFP.
Les membres de l'Interfac se rendaient progressivement au lieu de rendez-vous de la manifestation.
"Ce qu'il y a(vait) derrière cette interdiction de manifestation, c'est une tentative de toucher au droit même de manifester. Donc on s'est donné les moyens de contester ça, parce qu'on ne veut pas se laisser faire", a réagi auprès de l'AFP Coppélia Moreau, membre de l'Interfac.
"On ne veut pas laisser le moyen pour le gouvernement de tenter d'impacter la mobilisation" et de ne pas "répondre sur nos revendications en utilisant la carte de la répression et en interdisant les manifestations", a-t-elle ajouté.
Selon elle, il faut que le gouvernement comprenne que "cette mobilisation est massive, et composée de jeunes étudiants, lycéens, qui ne sont pas organisés, qui ne sont pas dans des syndicats".
"Les assemblées générales et les mobilisations regroupent à la fois des gens qui sont syndiqués dans des organisations, des militants politiques, mais aussi des gens pour qui c'est parfois la première mobilisation", a-t-elle affirmé, estimant que "le gouvernement a peur de ça".

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