Emmanuel Macron a accepté d'ouvrir des discussions avec la Lettonie pour que le pays balte rejoigne l'initiative de "dissuasion nucléaire avancée" lancée par la France, a déclaré mardi le Premier ministre letton, Andris Kulbergs.
Le président français s'est aussi engagé à renforcer la présence militaire de la France en Lettonie, notamment en matière de défense antiaérienne, a ajouté Andris Kulbergs.
Neuf pays, en plus de la France, participent déjà à cette initiative de dissuasion nucléaire avancée lancée en mars dernier par Emmanuel Macron.
L'annonce d'Andris Kulbergs intervient après l'abstention de la Lettonie sur la levée des sanctions européennes contre deux hommes d'affaires, dont Alicher Ousmanov, pour lequel la France réclamait cette initiative, dans le cadre du renouvellement des sanctions contre la Russie. La Lettonie s'opposait initialement à cette mesure de clémence pour Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman.
"J'ai été activement en contact avec le président français au sujet d'une coopération plus étroite entre la Lettonie et la France en matière de sécurité et de défense. Le président Macron a accepté d'ouvrir des négociations avec la Lettonie sur l'adhésion de notre pays à l'initiative française de dissuasion nucléaire", a dit Andris Kulbergs dans un communiqué.
"Le président Macron a aussi exprimé son engagement à renforcer la présence militaire de la France en Lettonie, particulièrement dans le domaine de la défense antiaérienne", a-t-il ajouté.
(Lili Bayer, version française Bertrand Boucey, édité par Benoit Van Overstraeten)

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