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La demande de mise en liberté de l'ex-PDG de Lafarge examinée le 19 mai
information fournie par Boursorama avec AFP 05/05/2026 à 13:19

Bruno Lafont à Paris, le 4 novembre 2025. ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

Bruno Lafont à Paris, le 4 novembre 2025. ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

Les demandes de mise en liberté de l'ex-PDG du cimentier Lafarge Bruno Lafont et de son ancien bras droit Christian Herrault, incarcérés mi-avril après leur condamnation pour financement du terrorisme, seront examinées le 19 mai par la cour d'appel de Paris.

Les deux détenus ayant déposé une demande de mise en liberté, celles-ci seront examinées au cours d'une même audience le 19 mai à 13H30, a appris l'AFP auprès du parquet général de la cour d'appel.

Tous deux figurent parmi les neuf prévenus reconnus coupables le 13 avril par le tribunal correctionnel de Paris d'avoir versé en 2013 et 2014, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), près de 5,6 millions d'euros à des groupes jihadistes armés afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Tous les prévenus, dont l'entreprise Lafarge - ancien fleuron de l'industrie française aujourd'hui avalé par son concurrent suisse Holcim -, ont fait appel de leur condamnation et seront rejugés dans les prochains mois.

Fustigeant la "mauvaise foi" et la "lâcheté" de l'ex-PDG (2007-2015) Bruno Lafont, qui soutient ne pas avoir été informé des versements aux groupes jihadistes, les juges de première instance ont prononcé à son encontre une peine de six ans d'emprisonnement assortie d'un mandat de dépôt. L'ancien grand patron a été arrêté à l'audience et incarcéré dans la foulée à la prison de la Santé à Paris.

Son ancien bras droit Christian Herrault, alors directeur général adjoint de la multinationale, qui "présidait aux négociations avec l'État islamique afin de signer avec l'organisation terroriste un accord rentable pour l'usine", selon les magistrats, a pour sa part été condamné à cinq ans d'emprisonnement, également avec mandat de dépôt.

La société Lafarge, "prête à toutes les compromissions avec des organisations terroristes", selon les termes du jugement de première instance, a été condamnée à l'amende maximale encourue, soit 1,125 million d'euros, ainsi qu'à payer solidairement avec quatre de ses ex-cadres une amende douanière de 4,57 millions d'euros pour le non-respect des sanctions financières internationales.

Reconnues comme parties civiles, les ONG Sherpa et ECCHR ont salué le jugement de première instance comme une "victoire majeure pour la lutte contre l'impunité des multinationales impliquées dans des violations graves des droits humains".

1 commentaire

  • 13:51

    non seulement Lafarge rejette cyniquement des millions de tonnes de CO2, mais il pactise avec les terroristes. Et n'assume ni l'un ni l'autre ! ce bruno ne m'a jamais inspiré. Pas la carrure de l'ingénieur qui l'a précédé, Bertand Coulomb


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