Le ministère sud-coréen de la Défense a de nouveau proposé vendredi la tenue de pourparlers militaires avec la Corée du Nord, afin de s'accorder sur le tracé exact de la frontière terrestre entre les deux Corées et de réduire le risque d'affrontements accidentels.
Cette proposition, annoncée par le vice-ministre chargé de la politique de défense nationale, Kim Hong-cheol, fait suite à l'explosion d'une mine terrestre dans la zone démilitarisée (DMZ) le mois dernier, qui a blessé des soldats sud-coréens.
Cette zone démilitarisée entre les deux Corées a été établie après la fin de la guerre de Corée (1950-1953), qui s'est terminée par un simple armistice et non un traité de paix.
Depuis 2024, la Corée du Nord renforce son côté de la DMZ à l'aide de mines, de barrières et de clôtures, cherchant à établir ce qu'elle qualifie de frontière permanente avec la Corée du Sud.
Séoul avait proposé en novembre dernier des pourparlers afin de résoudre les divergences concernant le tracé exact de cette ligne, mais Pyongyang n'avait pas répondu.
Les tensions entre les deux pays sont montées d'un cran ces derniers jours, la Corée du Nord ayant dit jeudi qu'elle ferait à nouveau résonner, d'ici quelques jours, des haut-parleurs dirigés vers la Corée du Sud tout le long de la frontière.
L'arrêt, de part et d'autre de la frontière, de la diffusion de musique - Séoul ayant longtemps irrité Pyongyang avec de la K-pop - et d'informations par des hauts-parleurs avait été considéré comme une victoire diplomatique pour le président sud-coréen Lee Jae Myung peu après son entrée en fonction en juin 2025.
(Joyce Lee, version française Benoit Van Overstraeten, édité par Zhifan Liu)

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