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La "coalition des volontaires" promet des garanties de sécurité solides à l'Ukraine
information fournie par Reuters 06/01/2026 à 23:41

(Actualisé avec déclaration supplémentaire de Zelensky §11)

par John Irish

Les alliés de l'Ukraine se sont dits prêts mardi à mettre en place un système de garanties politiquement et juridiquement contraignantes pour défendre le pays face à la Russie en cas de cessez-le-feu, alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour tenter de mettre fin à l'invasion russe après bientôt quatre ans de guerre.

Dans une déclaration publiée à l'issue d'une réunion à Paris, les 35 pays participant à la "coalition des volontaires" se sont engagés à contribuer à un mécanisme de contrôle du respect d'un éventuel cessez-le-feu entre l'Ukraine et la Russie sous la direction des Etats-Unis, ce qui signifie surveiller une ligne longue d'environ 1.400 km.

"Cette déclaration de la coalition des volontaires vient pour la première fois reconnaître une convergence opérationnelle entre les 35 pays qui composent la coalition des volontaires, l'Ukraine et les États-Unis d'Amérique, pour bâtir des garanties de sécurité robustes", a déclaré Emmanuel Macron à l'issue de la réunion.

"Nous avons aussi acté ici-même d'une cellule de coordination qui permettra d'intégrer pleinement l'ensemble des armées compétentes et qui permettra la coordination entre la coalition des volontaires, les États-Unis d'Amérique et l'Ukraine sur le plan opérationnel", a ajouté le président français.

"Des milliers de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine après le cessez-le-feu", a-t-il ensuite déclaré sur France 2.

Le texte évoque un accord sur des "engagements contraignants à soutenir l'Ukraine en cas de future agression armée russe en vue de rétablir la paix".

Les alliés promettent également de fournir à Kyiv une aide militaire à long terme, dont la livraison d'armes, ainsi que la constitution d'une force multinationale qui appuierait la reconstruction de l'armée ukrainienne tout en renforçant la dissuasion.

"Ces engagements pourraient inclure l'utilisation de capacités militaires, le soutien en matière de renseignement et de logistique, l'adoption de sanctions additionnelles", dit la déclaration.

"DISSUADER TOUTE ATTAQUE"

En l'absence du secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, retenu dans son pays par le dossier vénézuélien, Donald Trump était représenté à Paris par son émissaire spécial, Steve Witkoff, et son beau-fils, Jared Kushner. Le général américain Alexus G. Grynkewich, commandant des forces américaines en Europe et chef des armées de l'Otan, était également présent.

"Le président (Trump) soutient fermement les protocoles de sécurité. Ces protocoles sont conçus pour dissuader toute attaque, toute nouvelle attaque en Ukraine et, s'il y a des attaques, ils sont destinés à assurer la défense", a dit Steve Witkoff.

Volodimir Zelensky a assisté à la réunion, de même que le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer. S'exprimant via la messagerie Telegram à l'issue des discussions, le président ukrainien a déclaré que les promesses formulées montraient le sérieux des partenaires de Kyiv dans leur volonté de garantir la sécurité de l'Ukraine.

Il a dit plus tôt dans la journée espérer que les réunions prévues cette semaine permettraient de contribuer davantage à la défense de l'Ukraine et conduiraient à la fin de la guerre.

Le rythme des discussions pour mettre fin au conflit s'est accéléré depuis le mois de novembre, mais la question des territoires reste une pierre d'achoppement majeure entre la Russie et l'Ukraine, et rien n'indique que Vladimir Poutine soit disposé à accepter un cessez-le-feu si toutes les revendications de Moscou ne sont pas satisfaites.

Un haut responsable européen a dit à Reuters espérer qu'un renforcement des garanties de la "coalition des volontaires", qui réunit la plupart des pays européens ainsi que le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon, aiderait à consolider les engagements américains esquissés lors de discussions bilatérales entre Washington et Kyiv.

"Américains, Européens et Ukrainiens doivent être au clair sur quoi faire si le cessez-le-feu est rompu", a expliqué un proche conseiller d'Emmanuel Macron. "Il faut être capable de qualifier nous-mêmes la gravité et de caractériser les incidents le long de la ligne de front avant de prendre des décisions."

Dans le prolongement de la réunion à l'Elysée, Emmanuel Macron réunira notamment les présidents des deux Assemblées et les présidents de groupes parlementaires à l'Assemblée nationale et au Sénat jeudi pour discuter de "la question de l'Ukraine et des garanties de sécurité associées", ont fait savoir les services du chef de l'Etat.

(Reportage John Irish, avec Elizabeth Pineau, édité par Kate Entringer)

2 commentaires

  • 14:22

    C'est le vainqueur qui impose ses conditions, pas les vaincus. Bientôt, ils n'auront plus qu'à signer en bas de l'acte de capitulation.


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