Bruxelles envisage notamment de transférer à l'Esma la supervision et l'octroi des licences pour les prestataires de services liés aux cryptoactifs (illustration) ( AFP / JUSTIN TALLIS )
La plateforme américaine d'échange de cryptomonnaies Gemini a annoncé jeudi une vaste restructuration impliquant le retrait de plusieurs marchés étrangers et le licenciement de près d'un quart de ses employés, conséquence de la chute continue du bitcoin ces dernières semaines.
Une annonce réalisée alors que la principale cryptomonnaie est tombée sous les 68.000 dollars, environ trois mois après avoir atteint un record de 126.251,31 dollars pour un bitcoin.
Les cryptomonnaies souffrent de l'incertitude existant sur l'évolution de la régulation du secteur aux Etats-Unis mais aussi d'une aversion de plus en plus marquée des investisseurs envers les actifs risqués.
Selon Gemini, la restructuration se justifie par l'impact de l'intelligence artificielle (IA) sur la productivité de l'entreprise, en permettant de réaliser le même travail avec moins de salariés.
"Faire plus avec moins n'a jamais été plus vrai ou possible" qu'aujourd'hui, ont justifié les cofondateurs, Tyler et Cameron Winklevoss, cités dans un communiqué.
L'entreprise a compté jusqu'à environ 1.100 salariés en 2022 mais n'en avait plus que la moitié fin 2025.
Elle va dans le même temps cesser ses activités au Royaume-Uni, dans l'Union européenne (UE) ainsi qu'en Australie, afin de se recentrer sur le marché américain.
"Les Etats-Unis sont le plus grand marché de capitaux au monde et toujours été notre objectif premier", ont ajouté les frères Winkevoss, reconnaissant que leurs expansion internationale était chère et complexe.
L'annonce intervient alors que le secteur des cryptomonnaies est confronté à un certain degré d'incertitude concernant la direction que devrait prendre la régulation du secteur par le gouvernement américain, malgré les signaux positifs envoyés durant sa première année de mandat par le président Donald Trump.
Le Congrès a bien voté en juillet une loi voulue par M. Trump et régulant les "stablecoins", ces cryptomonnaies arrimées le plus souvent à une monnaie fiduciaire ou un actif coté, mais un autre projet de loi plus large est au point mort, le secteur bancaire cherchant à convaincre les législateurs de l'abandonner.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer