Aller au contenu principal
Fermer

La Banque de France relève à 1,1% sa prévision de croissance pour 2024
information fournie par Reuters 17/09/2024 à 20:00

L'économie française devrait croître de 1,1% en 2024 sous l'effet mécanique des révisions des comptes nationaux trimestriels apportées par l’Insee, annonce mardi la Banque de France (BdF), qui revoit légèrement à la baisse sa prévision de croissance pour 2026.

Dans ses dernières projections macroéconomiques, la banque centrale a relevé de 0,3 point sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France cette année par rapport à ses prévisions publiées en juin.

"Par rapport à juin, les révisions des comptes nationaux trimestriels apportées par l’Insee sur 2023 et début 2024 augmentent mécaniquement la croissance prévue en moyenne annuelle pour 2024", résume la BdF.

L'incertitude politique pèsera sur l'activité au second semestre, malgré l'effet positif transitoire des Jeux olympiques, prévient la BdF. Le commerce extérieur serait le principal moteur de la croissance, la consommation étant attendue atone malgré les gains de pouvoir d'achat.

Le gouvernement table pour sa part sur une progression du PIB de 1% cette année mais fin juillet, le ministre démissionnaire de l'Economie Bruno Le Maire a estimé que la croissance serait "probablement" supérieure à cet objectif.

La Banque de France a par ailleurs abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 1,5%, contre 1,6% attendu en juin. La prévision pour 2025 est maintenue à 1,2%.

"Les exportations pâtiraient transitoirement jusqu’au premier semestre 2025 des mauvaises récoltes de blé de l’été 2024. Des parts de marché revues à la hausse sur le passé justifieraient également un moindre rattrapage en 2026", justifie l'institution.

Parallèlement, l'inflation devrait poursuivre son repli et atteindre 2,5% sur 2024. La BdF révise par ailleurs à la baisse sa prévision d'inflation pour 2025 à 1,5% du fait de la diminution annoncée des prix de l’électricité. La prévision pour 2026 est inchangée, à 1,7%.

Ce ralentissement de la dynamique des prix contribuera à maintenir les salaires nominaux au-dessus de l'inflation, tandis que la BdF reconnaît que l’emploi devrait être plus dynamique, et le chômage plus faible que dans ses précédentes prévisions.

(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires