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L'Ukraine marque le 40e anniversaire de l'accident de Tchernobyl
information fournie par Reuters 26/04/2026 à 02:04

par Dan Peleschuk

L'Ukraine marque dimanche le 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, le pire accident nucléaire de l'histoire, alors que la guerre qui fait rage dans le pays alimente les craintes de voir l'histoire se répéter.

Kyiv affirme que Moscou a tiré à plusieurs reprises des missiles en direction de la centrale et que des drones volent près du site. Une attaque de drones russe a causé l'an dernier des dégâts sur l'arche qui protège le réacteur endommagé de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale, alors en URSS, avait explosé et pris feu, à la suite d'une opération de maintenance et d'un test de sécurité qui avait mal tourné. L'explosion avait dégagé un nuage radioactif qui avait survolé une bonne partie de l'Europe.

"Le désastre de Tchernobyl a été le résultat d'une expérience menée sur un réacteur à la demande de Moscou, en violation des protocoles de sécurité, suivie de mensonges et de dissimulations", a déclaré cette semaine le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué.

"A ce jour, le monde doit encore faire face aux conséquences d'un système totalitaire qui a subordonné la vérité et la science à l'idéologie et au pouvoir politique."

DES CONSÉQUENCES À LONG TERME

Trente et une personnes moururent lors de la catastrophe mais de nombreuses autres sont décédées par la suite de maladies provoquées par une exposition aux radiations, pour une bonne part dans ce qui est aujourd'hui la Biélorussie.

Des dizaines de milliers de personnes furent évacuées, définitivement, de Pripiat, la ville la plus proche de la centrale, qui comptait alors 50.000 habitants.

Le réacteur de la centrale est désormais protégé par une structure métallique en forme d'arche, également appelée "sarcophage", construite pour recouvrir un abri datant de l'époque soviétique et devenu obsolète.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré l'an dernier que l'arche qui protège le réacteur endommagé de la centrale de Tchernobyl n'est plus en mesure d'assurer sa fonction de protection en raison des dégâts causés par un drone.

Aucune fuite n'a été détectée mais des réparations d'une montant d'au moins 500 millions d'euros sont nécessaires pour éviter des dégâts permanents, selon la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

UN CALME INHABITUEL

La centrale, située à quelque 100 kilomètres au nord de Kyiv et entourée d'un périmètre d'exclusion de 2.600 kilomètres carrés et où Reuters s'est rendu mercredi, est enveloppée d'un calme inhabituel qui s'impose également aux larges forêts environnantes.

Des gardes nationaux patrouillent le site, où près de 2.250 employés supervisent sa mise hors service. Le dernier réacteur de la centrale a été éteint en l'an 2000.

La salle de contrôle du réacteur n°4 de la centrale est désormais une pièce sombre remplie d'équipements rouillés datant de l'ère soviétique.

Des élans et des chevaux sauvages parcourent les environs et la ville abandonnée de Pripiat, alors que, en l'absence d'êtres humains, la nature a repris ses droits.

(version française Camille Raynaud)

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