L'actrice Marina Vlady lors de la première de "Sujet pour une nouvelle", un drame soviéto-français de 1969 réalisé par Sergueï Ioutkevitch, le 14 janvier 1970 à Paris ( AFP / - )
L'actrice, écrivaine et chanteuse Marina Vlady, prix d'interprétation au Festival de Cannes en 1963 pour "Le lit conjugal" et qui a tourné dans plus de 80 films, est décédée jeudi à 88 ans, a annoncé sa famille à l'AFP.
Elle est morte "chez elle, entourée de ses proches et de ses animaux", ont précisé dans un communiqué ses enfants, qui ont salué "une longue et belle vie bien remplie".
L'actrice a été une égérie du cinéma italien et français, et a débuté sa carrière très jeune, dans "Avant le déluge" d'André Cayatte (1954), qui lui vaut le prix Suzanne Bianchetti - récompense de l'actrice la plus prometteuse - à 16 ans.
L'année suivante, elle épouse le metteur en scène Robert Hossein qui la fera tourner dans plusieurs de ses films. Elle aura deux fils avec lui, puis un autre avec l'aventurier Jean-Claude Brouillet.
Tout au long de sa carrière, Marina Vlady tourne avec les plus grands, de Jean-Luc Godard à Orson Welles en passant par Bertrand Tavernier, Chris Marker ou encore Ettore Scola.
L'actrice, fille d'une ancienne danseuse et d'un ex-aviateur de l'armée française également chanteur à l'opéra, connait aussi le succès dans la chanson grâce à deux albums enregistrés avec ses soeurs sous le nom de scène "Les soeurs Poliakoff".
En 1969, elle épouse le chanteur et poète russe Vladimir Vissotsky, pour qui elle partira s'installer à Moscou jusqu'à sa mort, en 1980. Elle tire un livre de cette relation, "Vladimir ou le vol arrêté", publié en 1987 et qui sera ensuite adapté en spectacle. Au total, elle publie une dizaine de livres dont ses mémoires, "24 images/secondes" (2005).
Le professeur Léon Schwartzenberg et son épouse, la comédienne Marina Vlady, dans l'église Saint-Bernard à Paris, où ils sont venus soutenir les quelque 300 Africains "sans-papiers" qui occupent les lieux, le 17 août 1996 ( AFP / THOMAS COEX )
Outre le cinéma d'auteur, elle joue dans des comédies populaires dans les années 1970 comme "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" de Jean Yanne ou "Que la fête commence" de Bertrand Tavernier.
Sa vie est également marquée par le militantisme. "Marina Vlady était une femme généreuse qui a été engagée toute sa vie, depuis la guerre d'Algérie, le +Manifeste des 343+ puis les sans-papiers et le Droit au logement avec son dernier compagnon Léon Schwartzenberg", avec qui elle a créé le DAL, l'association pour le droit au logement, ont écrit ses fils dans le message envoyé à l'AFP.

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