(Actualisé avec réactions du CIO et de la ministre des Sports)
Le comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 dans les Alpes françaises (Cojop) a officialisé jeudi le départ de son président Edgar Grospiron, plus d'un an et demi après sa nomination, plongeant les organisateurs dans une nouvelle crise de gouvernance.
Le départ du champion olympique 1992 de ski de bosses était attendu ces dernières heures et a été acté jeudi lors d'une réunion du bureau exécutif du Cojop.
"Le bureau exécutif des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver Alpes 2030 a pris acte de la décision d'Edgar Grospiron de quitter ses fonctions de président", a déclaré le Cojop.
"Sa décision de quitter la présidence s'inscrit dans une transition choisie, organisée et assumée, dans l'intérêt du projet et de sa gouvernance", a-t-il précisé dans un communiqué. "Elle traduit une volonté partagée avec les parties prenantes de permettre à l'organisation d'entrer rapidement dans cette nouvelle phase opérationnelle."
Le Comité international olympique (CIO) a dit, dans un communiqué, "(prendre) acte de la décision d’Edgar Grospiron de démissionner", le remerciant "pour le travail essentiel qu’il a accompli afin de poser les bases du succès de ces Jeux".
"Le CIO continuera de travailler en étroite collaboration avec le comité d’organisation afin de s’appuyer sur les bases solides qu’Edgar Grospiron a posées", a ajouté l'instance internationale.
"AUCUNE INQUIÉTUDE POUR LA SUITE", DIT MARINA FERRARI
L'ancien skieur de bosses quitte son poste six mois seulement après le départ de l'ancien directeur général Cyril Linette, en raison de "désaccords insurmontables" entre les deux hommes. Cyril Linette a été remplacé par Vincent Roberti, nommé en mai dernier.
"Il n'y a aucune inquiétude pour la suite. Le dossier continue d'avancer", a réagi Marina Ferrari, la ministre des Sports, devant les journalistes à l'issue du bureau exécutif. "Nos équipes sont mobilisées, au travail, et, comme nous l'avons toujours été par le passé, nous sommes confiants sur l'avenir du projet."
Selon une source proche du dossier, interrogée mercredi, Edgar Grospiron avait failli être écarté lors des Jeux de Milan-Cortina en début d'année après une vague de départs au sein du Cojop, dont ceux de la directrice des opérations et du directeur de la communication.
Les parties prenantes de l'organisation des Jeux (État, les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, le CNOSF et le CPSF) ont informé fin août le Comité international olympique (CIO) que "la confiance était rompue" avec le président du Cojop après un bureau exécutif tendu le 23 juillet, lors duquel Edgar Grospiron avait tenté d'imposer deux nominations.
Deux jours plus tard, dans un entretien à La Tribune dimanche, la présidente du CNOSF (Comité national olympique et sportif français), Amélie Oudéa-Castéra, avait regretté que le projet "se retrouve de nouveau confronté à des problèmes de gouvernance".
Edgar Grospiron avait été nommé en février 2025, peu de temps après le renoncement de l'ancien biathlète Martin Fourcade, à qui le poste avait longtemps semblé dévolu.
"L'Assemblée générale extraordinaire du 14 septembre 2026 sera l'occasion d'organiser l’intérim, jusqu'à la désignation prochaine d'une ou d'un nouveau président pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030", a indiqué jeudi le Cojop.
(Rédigé par Vincent Daheron)

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