La Chambre des députés italienne a définitivement validé jeudi un projet de réforme électorale controversé de la présidente du Conseil Giorgia Meloni, qui pourrait avoir une forte incidence sur le résultat des élections législatives de l'an prochain.
La réforme, approuvée par 277 voix contre 164, prévoit l'instauration d'un mode de scrutin mêlant proportionnelle intégrale et une prime majoritaire garantie à toute alliance remportant plus de 42% des voix.
La dirigeante de droite radicale défend un système censé assurer la stabilité de l'exécutif. L'opposition de centre gauche l'accuse de modifier les règles électorales pour augmenter ses chances de rester au pouvoir.
Le système actuel prévoit qu'un peu moins des deux tiers des députés sont élus à la proportionnelle, le reste étant désigné au scrutin uninominal majoritaire à un tour, ce qui selon les commentateurs, avantagerait l'opposition.
Lors d'un débat houleux à la Chambre, les élus du centre gauche ont accusé le pouvoir en place de piétiner la démocratie en modifiant les règles à un an des élections.
"Allez-y, changez la loi électorale, nous gagnerons dans tous les cas", a lancé la cheffe de file du Parti démocrate, Elly Schlein.
Le gouvernement de Giorgia Meloni, qui s'appuie sur une coalition conservatrice et identitaire rassemblant son parti Frères d'Italie, la Ligue et Forza Italia, est au pouvoir depuis près de quatre ans, ce qui en fait l'exécutif le plus stable de la Péninsule depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
L'alliance est toutefois aujourd'hui fragilisée par l'émergence à sa droite du général Roberto Vannacci et devancée dans les enquêtes d'opinion par l'opposition de centre gauche.
(Giuseppe Fonte et Angelo Amante; Jean-Stéphane Brosse pour la version française, édité par Benoit Van Overstraeten)

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