Le bureau de Benjamin Netanyahu a fait savoir mercredi que le Premier ministre israélien avait accepté d'intégrer le "Conseil de la paix" du président américain Donald Trump, alors que la Suède a au contraire décliné son invitation et que selon la presse italienne, Rome va faire de même.
Le "Conseil de la paix" était censé au départ superviser la mise en oeuvre de l'accord de paix dans la bande de Gaza mais il semble que Donald Trump veuille l'étendre aux autres conflits dans le monde, sous sa direction exclusive. Les pays membres devraient payer une cotisation d'un milliard de dollars chacun pour obtenir le statut de membre permanent.
Des invitations ont été adressées à au moins une soixantaine de pays, mais outre Israël, seuls quelques-uns, dont la Hongrie, l'Azerbaïdjan, l'Arménie, le Kazakhstan, le Kosovo, les Émirats arabes unis ou l'Egypte ont jusqu'à présent accepté publiquement de participer à cette initiative.
Steve Witkoff, émissaire de Donald Trump, a déclaré mercredi à la chaîne CNBC que "20, peut-être 25" dirigeants avaient accepté jusqu'à présent l'invitation, alors qu'une cérémonie de signature de la "charte" du "Conseil de la paix" est prévue dans la journée en marge du Forum économique mondial à Davos.
Ajoutant à l'inquiétude des alliés traditionnels des États-Unis, le Kremlin a déclaré cette semaine que le président russe Vladimir Poutine avait également été invité.
Le refus du président français Emmanuel Macron d'intégrer le "Conseil de la paix" a provoqué une crise entre Washington et Paris, Donald Trump menaçant d'imposer des droits de douane de 200% aux vins et Champagne français en représailles.
Deux autres pays européens ont cependant emboîté le pas de la France mercredi, la Suède - solidaire du Danemark sur la question du Groenland convoité par les États-Unis - estimant par la voix de son Premier ministre Ulf Kristersson que la formule ne lui convient pas, tandis que selon le journal Corriere de la Serra, l'Italie estime qu'une telle initiative pourrait violer sa Constitution.
Selon sa loi fondamentale, l'Italie ne peut adhérer à des organisations internationales qui garantissent "la paix et la justice entre les nations" qu'à condition que l'égalité entre les États membres soit garantie, ce qui est incompatible avec la volonté de Donald Trump d'en conserver la présidence à vie, écrit le quotidien sans citer ses sources.
Les services de la présidente du Conseil Giorgia Meloni n'ont pas immédiatement répondu aux sollicitations de Reuters. Proche de Donald Trump, la cheffe du gouvernement italien devrait éviter le déplacement à Davos pour échapper à la cérémonie d'inauguration du "Conseil de la paix", a dit à Reuters une source informée.
(Bureaux de Reuters, version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)

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