La "jungle" des meublés touristiques est dans le viseur du gouvernement, qui cherche des nouvelles "solutions équilibrées" pour réguler le secteur.

(illustration) ( AFP / LIONEL BONAVENTURE )
"En France, on a déjà beaucoup de protection. Il faut continuer à trouver des solutions équilibrées". A l'antenne de franceinfo , le ministre de la Ville et du Logement Olivier Klein a évoqué l'encadrement des plateformes de location touristique, dont le géant Airbnb, accusées d'accentuer la crise du logement.
"Permettre à nos concitoyens, où qu'ils soient, de se loger"
Exode des habitants, fermeture des petits commerces, de classes d'écoles, manque de main-d'oeuvre, villes mortes hors saison... Les membres d'un collectif citoyen national visant à imposer une régulation du marché des locations de courte durée ont énuméré les différents effets du "surtourisme" dans les zones qui concentrent le plus de meublés touristiques.
"Il faut à la fois être un pays touristique, c'est une chance, il faut la respecter, mais aussi permettre à nos concitoyens, où qu'ils soient, de se loger. C'est le cas en Bretagne, dans le Pays Basque, en Corse, à Paris...", a énuméré le ministre Olivier Klein, lundi 5 juin, avant d'évoquer les réponses possibles. "Il faut taxer plus les Airbnb, permettre aux maires d'avoir la possibilité d'en définir le nombre". Quitte à définir des quotas? "C'est la décision des maires, c'est pas à moi d'en décider", répond-il, indiquant que "2.000 villes pourront augmenter la taxe sur la résidence secondaire".
Ces mesures de protection pourraient-elles aller jusqu'à l'interdiction des locations Airbnb dans certaines zones prisées des touristes? "Il n'y a pas de tabou", répond Olivier Klein. "Ca fait partie des sujets que l'on doit mener dans le cadre des réflexions avec les élus locaux". Une telle mesure est notamment étudiée en Italie, où la municipalité de Florence a fait part de son projet de bloquer les nouveaux contrats de location de courte durée dans le centre-ville historique.
Le ministre a en outre évoqué les obligations en matière d'efficacité énergétique. "Je me bats pour que quelqu'un qui n'est pas capable de respecter les règles de son appartement ne puisse pas le basculer dans le meublé touristique parce que c'est insupportable", a lancé Olivier Klein, plaidant pour une étiquette thermique "aussi pour le meublé touristique".
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