Raphaël Glucksmann lors d'un rassemblement de la gauche social-démocrate à Pontoise (Val d'Oise), le 16 november 2025 ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )
L'eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann a réfuté jeudi toute "submersion" de la France par l'immigration mais prôné "la maîtrise", le "contrôle" de l'immigration clandestine estimant qu'"il n'y a pas de ras-le-bol" de l'immigration économique, étudiante ou de l'asile politique.
"Il y a un ras-le-bol face à l'absence de contrôle, il y a un ras-le-bol face à ces situations de totale opacité concernant l'immigration clandestine, il y a un ras-le-bol face à la non application des OQTF" (Obligation de quitter le territoire français), a assuré sur franceinfo celui qui pourrait se lancer dans la présidentielle en 2027.
"Mais il n'y a pas de ras-le-bol face à ces travailleurs qui viennent chez nous et qui travaillent pour la société française, il n'y a pas de ras-le-bol face au fait que nous sommes un pays qui rayonne et qui doit attirer des étudiants", a-t-il complété.
Il a également évoqué "les titres de séjours qui sont donnés au titre du droit d'asile pour les Ukrainiens, première nationalité, les ressortissants de la République démocratique du Congo ou d'Afghanistan". "Est-ce qu'on veut fermer complètement notre pays aux femmes afghanes? Non", a-t-il ajouté.
"Quand on rentre dans le détail, il n'y a pas de submersion comme je l'entends partout", a encore insisté Raphaël Glucksmann.
Le gouvernement a annoncé mercredi son intention de "renforcer la sélectivité des étudiants" étrangers accueillis en France et, à l'inverse, de réfléchir sur "les filières économiques prioritaires" en matière d'immigration.
Les chiffres de l'immigration en 2025 ont été publiés mardi et montrent qu'il a été délivré plus de titres de séjour et moins de régularisations. La France a également enregistré une petite baisse des demandes d'asile.
Dans un débat politique toujours plus polarisé sur ce thème en vue de la présidentielle, Raphaël Glucksmann a défendu notamment l'"immigration de travail" dans "des secteurs entiers qui en ont besoin", mais avec la volonté de "contrôler qui vient sur notre territoire et faire en sorte que nos lois soient appliquées".
Il faut "proposer aux pays de provenance un contrat où on facilite les migrations pendulaires, c'est-à-dire que les gens viennent travailler et peuvent repartir chez eux de manière digne, pas en risquant leur peau dans la Méditerranée", a-t-il encore plaidé, moyennant "en échange" des laissez-passer consulaires de la part des pays de provenance.

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