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Immigration: en Espagne, Retailleau, candidat à la présidentielle française, accuse Sánchez de "clientélisme"
information fournie par AFP 22/06/2026 à 22:50

Bruno Retailleau, président des LR et candidat à la présidentielle, assiste à une réunion au siège du Parti populaire espagnol (PP) à Madrid, le 22 juin 2026 en Espagne ( AFP / JAVIER SORIANO )

Bruno Retailleau, président des LR et candidat à la présidentielle, assiste à une réunion au siège du Parti populaire espagnol (PP) à Madrid, le 22 juin 2026 en Espagne ( AFP / JAVIER SORIANO )

Le candidat de droite à la présidentielle française, Bruno Retailleau, a accusé lundi à Madrid le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez de "clientélisme" en ayant lancé un plan de régularisation de plusieurs centaines de milliers de sans-papiers pour contrer le vieillissement de la population et soutenir l'économie.

"Il savait très bien qu'il pouvait faire monter (le parti d'extrême droite) Vox contre le Parti populaire" (PP, droite), a dénoncé le président des Républicains (LR) face à des journalistes.

"C'est une politique de Gribouille que de régulariser des clandestins", a-t-il poursuivi à l'issue d'entretiens avec Alberto Núñez Feijóo, le président du PP, et une autre figure du parti de droite, la présidente de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso.

Le candidat à l'Élysée, 65 ans, a ainsi répété vouloir "une plus grande fermeté" en terme de politique migratoire, notamment pour que "les visas territorialement limités soient la règle" dans l'Union européenne, après "une révision des critères (d'entrée dans l'espace) Schengen".

A rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l'Europe, l'Espagne a lancé en avril un vaste plan de régularisation de sans-papiers qui doit se terminer le 30 juin.

Une source gouvernementale a indiqué lundi à l'AFP que les autorités avaient reçu à ce stade 900.000 demandes de régularisation, dont 360.000 ont déjà été jugées "recevables", à une semaine de la date de fin du processus.

"Des doublons" peuvent exister, a toutefois relevé cette source.

Dans ce contexte, Bruno Retailleau avait dit le 20 avril vouloir "mettre au ban" le gouvernement espagnol pour sa politique migratoire: "une phrase choc, que j'assume parfaitement", a-t-il persisté lundi.

Interrogé par ailleurs sur les alliances régionales entre le PP et Vox, qui y sont convenus de mesures programmatiques communes pour gouverner ensemble, dont celle de "priorité nationale" poussée par la formation d'extrême droite, le candidat à l'Élysée a estimé que "la droite espagnole avait assumé de façon plus claire ses convictions", permettant selon lui de "contenir" Vox.

Bruno Retailleau, qui stagne autour de 9% d'intentions de vote dans les sondages à moins d'un an de l'élection présidentielle, cherche à incarner la rupture avec les deux quinquennats d'Emmanuel Macron, après avoir été son ministre de l'Intérieur entre septembre 2024 et octobre 2025.

Il doit faire face à la concurrence notamment d'Édouard Philippe (Horizons), l'ancien Premier ministre entre 2017 et 2020, qui entend unir le centre et la droite.

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