Des soldats prennent position lors de l'opération qui a permis la libération d'otages détenus par des membres de gangs, à la prison de haute sécurité Renovación I, à Escuintla, au Guatemala, le 18 janvier 2016 ( AFP / JOHAN ORDONEZ )
La police guatémaltèque a annoncé dimanche avoir libéré les otages d'une des trois prisons du pays où des membres de groupes criminels s'étaient mutinés samedi pour protester contre le transfert de leurs chefs dans un établissement de haute sécurité.
Les gangs Barrio 18 et Mara Salvatrucha (MS-13), considérés comme "terroristes" par les États-Unis et le Guatemala, sont accusés de meurtres, d'extorsion et de trafic de drogue.
Depuis samedi matin, des membres de ces gangs retenaient en otages 45 gardiens et un psychiatre dans trois prisons du pays.
Celle où sont détenus les chefs des gangs est désormais sous le contrôle des autorités.
Des policiers, appuyés par l'armée, sont entrés dans la prison de haute sécurité Renovación I, à Escuintla à environ 75 kilomètres au sud de la capitale, où neuf gardiens étaient retenus.
La police "a repris le contrôle de la prison de Renovación I" et "libéré les gardiens pris en otage", a-t-elle indiqué sur X. Et "le chef du gang Mara 18, alias Lobo, a été neutralisé", a-t-elle ajouté.
Le message est accompagné d'une vidéo montrant des policiers conduisant une personne menottée, ensanglantée, et la forçant à s'agenouiller.
Des membres des groupes criminels détiennent toujours 28 otages à la prison de Fraijanes et neuf à celle de Preventivo, situées respectivement à l'est et en périphérie de la capitale.
Des gardiens reçoivent des soins après avoir été libérés des mains de membres de gangs, le 18 janvier 2026, après une mutinerie la veille à la prison de haute sécurité Renovación I, à Escuintla, au Guatemala ( AFP / JOHAN ORDONEZ )
Depuis mi-2025, les gangs ont organisé plusieurs émeutes pour exiger le transfert de leurs chefs dans des prisons aux mesures moins restrictives.
Le ministre de l'Intérieur, Marco Antonio Villeda, leur a adressé samedi une fin de non-recevoir, assurant que l'exécutif ne rétablirait pas les "privilèges" des détenus et ne procéderait à aucun transfert.
"Nous ne pouvons pas permettre aux détenus de faire ce qu'ils veulent en prison", a-t-il ajouté.
Lors d'émeutes l'an dernier, un gardien a été tué par balle.
Et en octobre, les autorités ont annoncé l'évasion de 20 chefs du gang Barrio 18, ce qui a entraîné la destitution de hauts responsables de la sécurité. Seuls six chefs ont été repris, tandis qu'un autre a été abattu.

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