(Actualisé avec commentaires supplémentaires, précisions)
Donald Trump est revenu mercredi sur certaines de ses plus vives menaces à propos du Groenland, déclarant avoir trouvé les bases d'un futur accord avec l'Otan pour l'île de l'Arctique et décidé en l'état de ne pas imposer de droits de douane supplémentaires contre des pays européens à compter du 1er février.
"Nous avons établi le cadre d'un futur accord en ce qui concerne le Groenland et, en réalité, pour l'ensemble de la région de l'Arctique", a écrit le président américain sur son réseau social Truth après s'être entretenu avec le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, en marge du Forum économique mondial à Davos en Suisse.
"Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a-t-il ajouté, faisant machine arrière sur sa décision d'imposer des
surtaxes douanières
de 25% contre huit pays européens, dont la France et le Danemark, pour leur opposition à son projet de prise de contrôle du territoire autonome danois.
Un
sommet extraordinaire
de l'Union européenne pour discuter de la réponse à apporter à ces menaces se tiendra comme prévu jeudi, a déclaré à Bruxelles un porte-parole du Conseil européen dans la foulée de l'annonce de Donald Trump.
Le vice-président américain J.D. Vance, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio et l'émissaire spécial Steve Witkoff vont être chargés de mener les pourparlers sur le Groenland, a dit Donald Trump, ajoutant que des informations supplémentaires seraient communiquées à mesure de l'avancée des discussions.
"C'est un petit peu complexe", a déclaré par la suite le locataire de la Maison blanche lors d'un entretien sur la chaîne de télévision américaine CNBC. L'accord, qui durera "pour toujours", sera expliqué ultérieurement, a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la journée, durant un discours prononcé au Forum économique mondial, Donald Trump a réaffirmé sa volonté de mettre la main sur le Groenland, comme il l'a répété depuis son retour au pouvoir il y a un an, mais a dit toutefois ne pas vouloir utiliser la force.
"On pensait que j'utiliserais la force, mais je n'en ai pas besoin", a-t-il déclaré, alors que Washington a prévenu plus tôt ce mois-ci que
toutes les options
étaient envisagées à propos du Groenland, dont une intervention militaire.
(Reportage Steve Holland à Davos, avec Trevor Hunnicutt, Jasper Ward et Kanishka Singh à Washington; version française Jean Terzian)

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