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Grandes manoeuvres en Italie en vue de l'élection présidentielle
information fournie par Reuters 25/01/2022 à 14:26

GRANDES MANOEUVRES EN ITALIE EN VUE DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

GRANDES MANOEUVRES EN ITALIE EN VUE DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

par Gavin Jones

ROME (Reuters) - Les principaux partis italiens ont repris mardi des négociations pour tenter de s'entendre sur le nom d'un nouveau président de la République, après l'échec d'un premier tour de scrutin lundi, et s'épargner le risque de turbulences politiques.

L'actuel président du Conseil Mario Draghi apparaît toujours comme le candidat le plus probable à la succession de Sergio Mattarella à la tête de l'Etat, mais ses ambitions sont entravées par la crainte de voir son élection à la présidence aboutir à l'éclatement de la coalition gouvernementale en place depuis près d'un an, et qui s'étend du centre-gauche à la droite nationaliste.

L'élection du président de la République par un collège de 1.008 membres formé des élus des deux chambres du Parlement et de délégués régionaux est devenue du même coup plus ouverte, chaque formation politique avançant ses pions dans le cadre de discussions à huis clos.

Lors du premier tour de scrutin lundi, une majorité de membres du collège électoral ont déposé un bulletin blanc, afin de prolonger le temps des négociations. Un second tour est programmé ce mardi à 14h00 GMT.

Pour être élu président, un ou une candidate doit réunir une majorité des deux tiers lors des trois premiers tours de scrutin, un seuil ramené à la majorité absolue dans les tours suivants. Le Parlement a prévu d'organiser un vote par jour.

SALVINI AU CENTRE DU JEU

Le chef de la Ligue d'extrême droite Matteo Salvini s'est installé au centre des manoeuvres et a promis de présenter "plusieurs candidats de très haute valeur, hommes et femmes" aux autres partis afin de parvenir à un compromis.

La Ligue et ses alliés à droite, Forza Italia et Fratelli d'Italia, dont le premier candidat proposé, l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi a jeté l'éponge samedi, ont prévu une conférence de presse dans la journée, a indiqué une source politique.

Matteo Salvini s'est entretenu lundi avec le chef de file du Parti démocrate de centre-gauche, Enrico Letta, et avec l'ancien président du Conseil Giuseppe Conte, qui dirige le Mouvement 5-Etoiles, le premier parti au Parlement.

"Salvini est celui qui détient le joker et il doit décider quand l'abattre", a déclaré mardi l'ex-président du Conseil Matteo Renzi, aujourd'hui à la tête d'un petit parti centriste.

Avant une nouvelle rencontre prévue ce mardi avec Letta, Matteo Salvini a démenti des spéculations de presse selon lesquelles il négocierait en coulisse avec Mario Draghi pour obtenir davantage de postes ministériels pour la Ligue dans un gouvernement remanié, en échange de son soutien à l'actuel président du Conseil pour l'élection présidentielle.

Enrico Letta et Giuseppe Conte devaient se voir à 14h00 GMT pour tenter de parvenir à une position commune.

Parmi les autres noms évoqués pour briguer la présidence figurent ceux de la présidente du Sénat, Elisabetta Casellati, de l'ancien président de la Chambre des députés Pier Ferdinando Casini et de l'ancien président du Conseil Giuliano Amato.

Certains responsables préféreraient que Sergio Mattarella accepte finalement de se présenter pour un second mandat de sept ans, une hypothèse que le chef de l'Etat, âgé de 80 ans, a jusqu'à présent exclue.

Les crises politiques à répétition des dernières années ont renforcé le poids politique du président de la République en Italie, qui a le dernier mot sur la nomination du chef du gouvernement.

(Reportage Gavin Jones; version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Sophie Louet)

2 commentaires

  • 25 janvier 15:07

    Fou.DANN, c'est possible ! Pourquoi pas ? Il a tellement besoin d'un siège vu son grand âge.


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