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Gaza-Plus de 100 morts après les frappes nocturnes les plus meurtrières du conflit
information fournie par Reuters 25/12/2023 à 15:01

(Actualisé avec nouveau bilan)

par Nidal al-Mughrabi, Bassam Masoud et Dan Williams

Les frappes aériennes israéliennes ont tué au plus de 100 personnes à Gaza, selon les autorités sanitaires palestiniennes, au cours de l'une des nuits les plus meurtrières dans l'enclave depuis le début de l'offensive d'Israël contre le Hamas.

Les frappes qui ont commencé quelques heures avant minuit se sont poursuivies jusqu'à tôt lundi. Des habitants et les médias palestiniens ont déclaré qu'Israël avait intensifié les bombardements aériens et terrestres sur la bande de Gaza.

Au moins 70 personnes ont été tuées lors d'une frappe aérienne sur le camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas, Ashraf al Qidra, ajoutant que les victimes étaient en grande partie des femmes et des enfants.

L'armée israélienne a dit se don côté qu'elle allait examiner les informations rapportées concernant Maghazi et qu'elle s'engageait à minimiser les dommages causés aux civils.

Des médecins ont déclaré qu'une frappe aérienne israélienne à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, avait tué 23 Palestiniens.

Huit autres personnes ont été tuées dans des frappes sur les localités voisines de Bureij et Nusseirat, ont rapporté des responsables de la santé.

Plusieurs habitants ont lancé des appels sur les réseaux sociaux pour trouver un abri après avoir quitté leurs maisons à Bureij.

"J'ai 60 personnes à la maison, des personnes qui sont arrivées chez moi en croyant que la zone centrale de Gaza était sûre. Maintenant, nous sommes à la recherche d'un endroit où aller", a déclaré Odeh, qui résidait dans un camp de réfugiés.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, qui a publié des images de résidents blessés transportés vers des hôpitaux, les avions de guerre israéliens bombardaient les routes principales, empêchant le passage des ambulances et des véhicules d'urgence.

Le clergé a annulé les célébrations à Bethléem, la ville de Cisjordanie occupée par Israël où la tradition chrétienne veut que Jésus soit né dans une étable il y a 2.000 ans.

Le pape François a déploré que le message de paix de Jésus soit noyé dans la "logique futile de la guerre" sur la terre même où il est né.

Dans son discours "Urbi et Orbi" (à la ville et au monde) pour Noël, le souverain pontife a également qualifié d'"abominable" l'attaque du 7 octobre contre Israël et lancé un nouvel appel à la libération d'une centaine d'otages détenus à Gaza.

Les chrétiens palestiniens ont organisé une veillée de Noël aux chandelles à Bethléem, avec des hymnes et des prières pour la paix à Gaza, au lieu des célébrations habituelles.

Dans les églises, les figurines de la Nativité ont été placées au milieu des décombres et des barbelés en signe de solidarité avec la population de Gaza.

SITUATION CATASTROPHIQUE

Le Hamas et le Djihad islamique, qui ont tous deux juré la destruction d'Israël, détiendraient plus de 100 otages sur les 240 qu'ils ont capturés lors de leur raid du 7 octobre dans les villes israéliennes, au cours duquel ils ont tué 1.200 personnes.

Depuis, Israël a assiégé l'étroite bande de Gaza, faisant plus de 20.674 morts et 54.536 blessés, selon le dernier bilan des autorités de l'enclave et des milliers d'autres corps se trouveraient sous les décombres. Les Nations unies ont qualifié la situation de catastrophique.

Depuis la fin d'une trêve d'une semaine au début du mois, les combats n'ont fait que s'intensifier sur le terrain, la guerre s'étendant du nord de la bande de Gaza à toute la longueur de l'enclave densément peuplée.

L'armée israélienne a déclaré dimanche que deux de ses soldats avaient trouvé la mort, portant à 158 le nombre de militaires tués depuis le début des opérations terrestres, le 20 octobre.

"La guerre nous coûte très cher. Cependant, nous n'avons pas d'autre choix que de continuer à nous battre", a déclaré dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu à son cabinet.

Ses troupes se battront dans la bande de Gaza jusqu'à la "victoire totale" sur le Hamas, a-t-il dit dans un message vidéo.

Israël subit des pressions de la part de son allié le plus proche, les États-Unis, pour passer à une phase offensive de moindre intensité et réduire le nombre de victimes civiles.

Samedi, le chef d'état-major de l'armée israélienne a déclaré que ses forces avaient largement pris le contrôle opérationnel du nord de la bande de Gaza et qu'elles allaient étendre leurs opérations au sud, mais les habitants affirment que les combats se sont encore intensifiés dans les districts du nord.

Les efforts diplomatiques, sous la médiation de l'Égypte et du Qatar, en vue d'une nouvelle trêve pour libérer les derniers otages détenus à Gaza, n'ont guère progressé publics, bien que Washington ait qualifié les pourparlers de la semaine dernière de "très sérieux"

Le groupe palestinien du Djihad islamique a envoyé une délégation samedi prendre part aux discussions du Caire, signe que la voie diplomatique n'est pas fermée.

L'arrivée au Caire d'une délégation menée par le chef en exil du Djihad islamique, Ziad al Nakhlala, intervient quelques jours après que le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, s'est rendu dans la capitale égyptienne pour prendre part aux pourparlers diplomatiques.

(Reportage Nidal al-Mughrabi au Caire, Bassam Masoud à Gaza, Dan Williams à Jérusalem, avec la contribution de Philip Pullella à Rome, Nafisa Eltahir au Caire et Trevor Hunnicutt à Washington, rédigé par Humeyra Pamuk et William Mallard ; version française Kate Entringer)

1 commentaire

  • 25 décembre 17:31

    Les plus meurtrière du conflit ? 21 000 morts en presque 50 jours, ça fait plus de 400 morts par jour (plus les milliers sous les décombres)


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