"Rien n'est exclu" pour parvenir à faire adopter un budget pour la France en 2026, a déclaré mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, alors que l'exécutif avance sur un fil face à des discussions budgétaires tendues.
Avant les fêtes de fin d'année, le Parlement a adopté en urgence une loi spéciale élaborée pour assurer la continuité des services publics en attendant de pouvoir voter sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2026.
Le projet de budget, dans sa version remaniée par le Sénat, revient ce mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
"Cela va être un moment absolument décisif pour pouvoir dénouer les quelques points bloquants qui perdurent aujourd'hui", a déclaré sur TF1 Maud Bregeon, évoquant des points d'achoppement sur l'imposition des grandes entreprises et la contribution des collectivités territoriales.
Le gouvernement entend ramener le déficit public à un maximum de 5% du produit intérieur brut (PIB) cette année alors que la copie actuelle du PLF prévoit un déficit de 5,3%.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, s'est engagé à ne pas recourir à l'article 49.3 de la Constitution permettant d'adopter le texte sans vote des députés mais il pourrait finalement y être contraint face au blocage parlementaire, avec alors le risque qu'une nouvelle motion de censure soit déposée.
Le chef du gouvernement affrontera déjà mercredi deux motions de censure déposées séparément par le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) liées à l'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur.
Face à ces motions, Matignon a brandi le spectre d'une dissolution de l'Assemblée nationale, en indiquant avoir demandé au ministère de l'Intérieur de préparer la tenue d'éventuelles élections législatives aux mêmes dates que les municipales, les 15 et 22 mars, en cas de chute du gouvernement.
Interrogée sur ce scénario, Maud Bregeon ne l'a pas écarté: "La dernière fois que le président de la République a eu à s'exprimer sur la question, j'étais présente, c'était en Conseil des ministres et il a dit clairement que motion de censure valait motion de dissolution", a-t-elle dit sur TF1.
(Rédigé par Blandine Hénault, avec la contribution de Bertrand Boucey)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer